@pemile
pemile nous produit ses sources et cite « wikipedia ».
pemile ignore que les chercheurs ont éliminé les bactéries et les toxines fongiques grâce à la filtration et à la dilution.
En effet, l’idée qu’un « virus » rend le plant de tabac malade vient du fait de « filtrations successives ». L’agent pathogène, une fois le broyat filtré, va communiquer la maladie aux plants sains. C’est pour cette raison que Beijerinck en 1898 fait « l’hypothèse » du « méchant virus », excluant les toxines fongiques qui n’ont pas la capacité de se reproduire.
Et dans cet excellent tableau fourni par pemile, chacun peut prendre connaissance de l’agent pathogène concerné.
Le filtre élimine les bactéries. Ensuite, une toxine fongique présente dans le filtrat est une molécule non réplicante. À chaque passage elle est diluée dans le volume de sève de la plante réceptrice, elle est partiellement métabolisée ou dégradée par la plante, elle n’est pas produite de novo par la plante réceptrice.
Au bout de deux ou trois passages, la concentration devient sub-liminaire. L’effet disparaît.
Donc pour revenir au tableau wikipédia : les bactéries sont éliminés et les toxines fongiques aussi. Reste les « méchants virus » et les phytoplasmes. D’ailleurs, « virus » et « phytoplasmes » sont « classés » par wikipédia dans un même et unique cadre.
Et en classant phytoplasmes et « virus » dans la même catégorie phénotypique, le tableau reconnaît implicitement qu’ils sont épidémiologiquement et symptomatiquement indiscernables au niveau de l’observation clinique de la plante.
Ce que Ivanovsky (1892) et Beijerinck (1898) ont observé, à savoir un agent filtrant, réplicant, sériellement transmissible, produisant des symptômes de mosaïque sur le tabac, correspond parfaitement à la définition d’un phytoplasme. Ils n’avaient aucun outil pour distinguer de potentiels virus de potentiels phytoplasmes. Les phytoplasmes n’avaient pas été nommés. Et le filtre Chamberland laissait passer ces phytoplasmes !
L’acte de naissance de la virologie repose sur une expérience qui ne pouvait pas distinguer un « virus hypothétique » d’un mycoplasme bien réel, passant les filtres et pouvant se répliquer.