@Michel J. Cuny
Bonjour,
1937
L’aube du cauchemar.
Vous
évoquez un passage savoureux de la grandiloquence des politiciens de
l’époque en matière militaire plus prompt à verser le sang de
leur électeur que le leur bien trop précieux pour la Nation qui
n’existerait pas sans eux.
Car
au-delà des mots, des effets de manche s’il en est et des beaux
discours, ils sont toujours à cette époque nantis d’idées
surannées auréolées de la gloire sanglante de la grande guerre.
Ils ont vaincus, rendez vous compte !
Ivre
de gloire, inconscient qu’ils ont étés nos grands visionnaires,
l’élite de la Nation, de l’humiliation faite à l’Allemagne et
son peuple, fier de leur nouvelles alliances, qui peu avant nous
avait conduit dans l’enfer.
Pardonnez
moi, mais je n’y vois que du pitoyable dans cette partie de
l’histoire particulièrement singulière de notre Pays,
ajouterais-je que presque tout ces ardents défenseurs de la
République, avaient fuit les sièges du pouvoir avant même que la
première barrière frontalière fusse levée par l’envahisseur.
La
grande question est à mon sens :
En serait-il de même
aujourd’hui, ou l’extase technologique est à son comble, alors
qu’une guerre hélas se gagne toujours par le sang versé.
Votre
texte rappelant des faits passés peu glorieux porte hélas le goût
amer d’une possible répétition, comme si l’histoire ne nous
avait rien apporté, alors faut-il la rappeler sans cesse ?
Personnellement
je le crois, mais je ne suis pas sûr qu’elle soit écoutée.