Leur grille de lecture était biblique. Quand ils rencontraient un personnage, une histoire ou une notion coranique qui leur était familière, ils avaient tendance à l’interpréter à travers les catégories de l’Ancien et du Nouveau Testament.
Pour Hanne : : traduire n’est jamais seulement transposer des mots ; c’est aussi transposer un univers culturel. Si le traducteur ne connaît pas cet univers, il peut produire une traduction linguistiquement correcte mais intellectuellement trompeur.
Je m’intéresse à la traduction des textes sanskrits bouddhistes au chinois, on rencontre des problèmes analogues, Kumarajiva est considéré comme l’autorité la plus fiable, parce qu’il connaissait le sanskrit de par sa naissance et qu’il a appris le chinois lors de sa captivité.
Toutes les religions ont rencontré le problème de l’acculturation, sauf celles comme le judaïsme ou l’hindouisme sont restées principalement liées à une communauté ethnique.
Cependant il me semble que seul le Coran dit que chaque communauté a reçu une révélation dans sa langue et des rites lui correspondant, mais l’islam malgré tout a du traduire et acculturer, en persan, en turc etc,