@L’apostilleur
Mais les dieux grecs et les saints espagnols ne sont-ils pas, chacun à leur manière, des figures à travers lesquelles l’art interroge la condition humaine ? Chez Zurbarán, dans la pénombre de ses tableaux crépusculaires, où la matière semble devenir lumière, la peinture dépasse largement la dévotion. Elle donne au silence, à la fragilité et à la solitude une intensité presque métaphysique. On peut ne pas croire et être profondément touché. C’est même l’une des grandes forces de Zurbarán : il ne demande pas forcément qu’on croie. Il nous oblige à regarder… 