@Fanny
A « Fanny », si je devais apporter une réponse à toutes les idées fausses contenues dans votre intervention, ce serait un long pavé indigeste.
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Donc, juste quelques petites chses, quelques précisions...
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"Quand je
croise un mendiant qui fait la manche, j’ai envie de lui demander s’il touche un
revenu minimum de l’Etat, qui permet en principe à chaque Français de manger à sa faim.« . le en principe est assez marrant. C’est connu et cela s’appelle le »non-recours« , quand une personne sans ressources est lasse de faire des démarches volontairement rendues compliquées, ou a perdu espoir après avoir eu son RSA ou son minimum vieillesse, ou sa pension d’invalidité, ou son APL suspendu ou disparu dans les méandres administratifs, parfois sans explication voire sans raison.
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Et pour avoir connu une voisine qui avait les deux, RSA et APL, ça ne permet pas vraiment de survivre sans s’endetter.
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Le »non-recours« , un pourcentage important, est officiellement connu de l’administration, qui feint de le déplorer. mais ne fait rien pour y remédier, devant les grosses économies réalisées suite à cet abandon de leurs droits par certains des plus pauvres.
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C’est comme les SdF en hiver : on nous montre à la télévision le Samu social, les maraudes dans la rue, sous entendu ceux qui restent à la rue ce sont ceux qui le veulent bien... Or pour avoir une fois appelé le Samu social avec mon propre téléphone portable, celui du SdF à la rue n’ayant plus de crédits, j’ai appris plusieurs choses : pour avoir une chance d’obtenir, pour une nuit, une place dans un gymnase froid et crasseux, entouré de gens douteux voire de bandes organisées par ethnies pour dépouiller les solitaires, il faut, d’abord posséder un téléphone portable avec suffisamment de crédit. Ensuite, il faut appeler dès le matin pour réserver une place, s’il en reste, puis rappeler le soir pour confirmer. Le tout, en ayant au bout du fil une dame revêche d’avoir été dérangée, aux antipodes de l’image sociale donnée par la télévision.
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Oui, il y a de la redistribution en France, des célibataires et couples sans enfants vers les familles plutôt nombreuses, par le truchement des généreuses parts d’impôts sur le revenu dues aux enfants. certaines familles nombreuses aux revenus élevés ne paient tout simplement pas d’impôt sur le revenu, et encaissent un certain nombre de »prestations familiales« qui sont comptées comme de la redistribution. On appelle officiellement en France ce système de redistribution la »redistribution horizontale" par opposition à la redistribution verticale, qui redistribue essentiellement des riches et aiés vers les pauvres...