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Vincent Delaury 22 octobre 18:50
Vincent Delaury

@Sandro Ferretti

Des aquarelles, même si on connaît davantage ses peintures, de Marie Laurencin, via « L’Été indien » de Joe Dassin, aux perspectives infinies, longues ombres portées diffuses, sans oublier les noirs profonds et les silhouettes solitaires à robe longue face à l’immensité de la mer de Léon Spilliaert, revisités en beauté crépusculaire par le Parisien Romain Bernini (« Merci Léon » !) ou par le Belge Arno : raccord peinture/musique bienvenu, pour des vases communicants entre ondes sonores et volutes plastiques vertigineuses. « Oostende, bonsoir. Spilliaert allume la digue. Comme tous les soirs. Aux couleurs nostalgie. Aux couleurs désespoir. Il nous peint nos marées... », belle entame de chanson écorchée (je préfère Tom Waits dans le genre !) et nostalgique, avec pour bitte d’amarrage entre Arno et Léon (non pas de Bruxelles, mais presque !), une ville natale commune : Ostende ! Nous voilà. La Belgique en force, et en fragilité... Mer grise et ciel lourd, stagnant entre encres de Chine et plage du Nord : bon voyage dans le clair-obscur brumeux et les marées noires du vague à l’âme, avec possiblement, parce que faille humaine à l’horizon, un drapeau noir baudelairien incliné sur un crâne, avec ou sans micro. Bigger Splash psychédélique et spleen nourrissant : le grand plongeon dans la mélancolie. Merci pour la réf ! smiley



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