Affaire Julia Simon : l’écœurante duplicité des dirigeants du biathlon français

par Fergus
mercredi 28 janvier 2026

Le 27 novembre 2025, je publiais un article intitulé Affaire Julia Simon : honte à la Fédération française de ski. En cause : la dérisoire sanction sportive qui a frappé la biathlète après qu’elle ait été condamnée par la Justice pour « vol et usage frauduleux de carte bancaire » au détriment de l’une de ses coéquipières et d’une kinésithérapeute de l’équipe de France. Le pire restait à venir...

On a en effet appris le 20 janvier que, malgré sa condamnation en correctionnelle par les juges d’Albertville pour des délits avérés commis (circonstance aggravante au plan sportif) dans le cadre des compétitions officielles, la délinquante Julia Simon ferait partie de l’équipe de France féminine appelée à porter – au côté de sa victime et d’autres biathlètes dont elle a fait les poches – les couleurs nationales lors des Jeux Olympiques d’hiver qui se dérouleront sur les pistes italiennes d’Antholz du 6 au 22 février.

Cette stupéfiante sélection en équipe de France a été annoncée au mépris de « l’intégrité, l’équité et le respect mutuel, indispensables au bon fonctionnement et à la cohésion de groupe  » que la Fédération française de ski mettait elle-même «  au premier rang de ses valeurs » dans un communiqué fédéral daté du 18 novembre. Un texte manifestement rédigé par des dirigeants écœurants d’hypocrisie et de lâcheté tant leurs décisions disciplinaires ont, depuis cette profession de foi, été des insultes aux dites « valeurs ».

Comme je le rappelais dans mon article du 27 novembre, Julia Simon a non seulement été reconnue coupable et condamnée pour « vol et usage frauduleux de carte bancaire » au détriment de Justine Braisaz, mais elle a aussi consciemment exposé, par son déni constant et son absence totale d’empathie, sa victime principale durant plus de 2 ans à des insultes répétées et à des menaces sur les réseaux sociaux et jusqu’au bord des pistes de compétition, au prix d’évidentes perturbations psychologiques.

Une délinquante aux Jeux olympiques

En agissant ainsi, Julia Simon a sali son sport et bafoué sans vergogne toutes les prétendues « valeurs » prônées par la Fédération française de ski. D’autant plus qu’à aucun moment, la délinquante n’a fait preuve de ces qualités d’« intégrité », d’« équité » et de « respect mutuel » dont se gargarisent les dirigeants de la fédération pour masquer leur duplicité. Plus grave encore : en ne faisant rien pour faire cesser les attaques contre Justine Braisaz, Julia Simon a contribué à pourrir la vie de sa victime entre 2023 et 2025.

Dès lors, comment comprendre l’attitude des sélectionneurs du biathlon français ? Hélas ! il est à craindre que les minables calculs de boutiquier – induits par les opportunités de breloques olympiques de nature à faire mousser leur rôle – aient pris le pas sur l’éthique. Celle-ci devrait pourtant présider à toutes les décisions de sélection des sportifs appelés à défendre les chances de la France sous les couleurs tricolores lors des compétitions internationales, a fortiori lors des JO qui constituent une vitrine universelle.

Eu égard au contexte de son vol et à son comportement indigne, Julia Simon aurait dû être, sinon radiée à vie du biathlon français, au minimum suspendue un an et écartée des Jeux olympiques par les sélectionneurs s’ils avaient eu ne serait-ce qu’une once de probité intellectuelle et de respect pour le travail des éducateurs. Hélas ! tel n’a pas été le cas. Et c’est ainsi que l’on verra sur les pistes d’Antholz une délinquante aux couleurs de la France en lieu et place d’une jeune biathlète talentueuse et irréprochable. C’est tout à la fois imbécile et scandaleux !

 


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