... et d’un rire sardonique, les dominants nous anesthésient à coup de football, de sottises télévisées, de Iphones et de crédits revolving.
Ils nous concèdent des gouttes du ruissellement qu’ils récupèrent... plus bas.
Nous bêlons en nous bousculant pour ces éclaboussures ; notre myopie nous laisse deviner les brillances de leur monde mais nous cache le flou de leur desseins.
On se scarifie à coup de grèves mais on n’ose les toucher, eux, dans leur monde.
Nous sommes aveugles et maso, stupides et mous.
Nous sommes avides de Maîtres mais nous plaçons des coquins sur les trônes.
Il est plus facile d’être enfant guidé qu’adulte raisonné...
Et b’en oui, après ça on nous dira qu’il n’y a pas de classes !
Enlevons nos technologies trop brillantes qui nous aveuglent... et on se retrouve au moyen-âge !
Il y a les cerfs et il y a les seigneurs...ou saigneurs, comme vous voulez....
Les riches, les nobles et y’a les vilains, ceux qui ne sont rien et n’ont même pas de dents.
Les riches et les nobles copulent entre eux ils se reproduisent dans les mêmes poulaillers mais ils ont quand-même leurs sous-classes : un noble désargenté vaut mieux qu’un nouveau riche très argenté.
Chez les notables, les avocats font du cinéma ou du théâtre, les ambassadeurs écrivent et les ministres chantent.
les anciens hommes d’affaire sortis de tôle, ruiné l’instant de quelques mois, sont embauchés comme artistes ils deviennent comédiens ; facile d’être comédien.
...et moi, on trouve que ma retraite est trop élevée et que je dois aider les petits cons à acheter le dernier IphoneX parce qu’ils ont déjà passé toute leur thune dans des fringues et de la vodka.
Allez, je vais écouter ma rengaine favorite : « Tranche de vie » de Béranger (François).
Pour conjurer le mauvais sort qu’ils nous ont prodigué, je propose de piquer de 66 aiguilles très pointues et de verser par dessus un mélange fait de bave d’escargot, de venin de moustique tigre et de vinaigre, sur les poupées chiffon de Nilsson et Elvik !
Mathématiciens du diable qui ont soudoyé les dirigeants de nos pays pour leur vendre l’idée que 1% de vitesse en plus, c’est égal à 4% de morts en plus sur nos routes...
Pompeux mathématiciens qui en une toute petite formule intègrent une immensité de paramètres changeants au grand dam de quelques statisticiens de bonne moralité et bien pourvus en neurones.
Bon, si les aiguilles ne marchent pas, on peut toujours essayer de les entarter !