Peut-être a-t-il moins de connaissances, pas moins d’intelligence.
Certes, certes. Mais ces connaissances passent beaucoup mieux lorsqu’on s’appuie sur l’intelligence des enfants (intellegerer = comprendre.) Un enfant qui ne comprend pas ce qu’on lui explique ne retiendra rien, s’enfoncera dans un rejet de la matière (mal) enseignée.
Dans ces vidéos, on ne voit guère notre "professeur" se préoccuper de l’intelligence de ses élèves : il leur démontre quelque chose (dont ils n’ont peut-être rien à foutre) sans s’occuper de savoir s’ils comprennent, s’ils exercent leur intelligence. Cet enseignement est une espèce de pâtée qu’on demande à l’élève d’ingurgiter passivement. L’apprentissage n’en sera que plus difficile.
Du scientifique chevronné à l’étudiant, ces vidéos passionneront tous ceux qui veulent savoir à quoi ressemblera la voiture de demain ou comment poussent les plantes dans leur jardin.
Pour parler sans détour, pensez-vous vraiment que c’est de cette façon que les jeunes écoliers vont se réconcilier avec la science ? En effet, ces vidéos pourront intéresser le scientifique chevronné ou l’étudiant, et sans doute personne d’autre.
Je viens d’assister à un cours magistral d’une parfaite exemplarité. Je ne sais pas ce qui restera dans l’esprit des deux jeunes "apprenants" deux jours plus tard, mais il est certain que dans une classe de 30 élèves, il y a belle lurette que notre scientifique aurait reçu une foule d’objet très divers, allant de la boulette de papier mâché à l’extincteur (dans ce domaine, les enfants ont beaucoup (trop) d’imagination et sont très performants.)
Une autre chose m’a également particulièrement agacé dans ces deux vidéos : les enfants qui les présentent lisent un texte prémâché auquel on a l’impression qu’ils ne comprennent vraiment rien.
Bref, je ne sais pas ce qu’en penseront les jeunes collègues en activité, mais à titre personnel, je ne crois guère aux vertus d’une telle "pédagogie". Ce n’est pas en traçant sur un tableau des dessins peu lisibles, accompagnés de textes indéchiffrables qu’on capte l’attention des enfants. Ici, le manque évident de pédagogie est compensé par la notoriété de l’ "enseignant", qui est visiblement de bonne foi, mais pas vraiment à sa place.
Qu’un scientifique de haut vol vienne dans une classe pour discuter avec les élèves, pour "sponsoriser" la matière qu’il domine, pourquoi pas ? Pour le reste, je dirais que ces vidéos ne peuvent que "donner des idées" aux enseignants, mais que ceux-ci seront quand même mieux placés en ce qui concerne la démarche pédagogique. Je suis désolé, mais, là, notre scientifique ne fait que déverser son savoir dans les conduits auditifs des enfants, un peu comme on gave les oies dans le Périgord. L’intention est louable, la méthode totalement inadaptée. Un bon documentaire aurait eu certainement plus d’effet.
Par définition les droits de la femme tels que définis par le code actuel satisfont les hommes que nous sommes vous et moi ; donc surtout restons-en à ce niveau, battons-nous sur ces détails pour faire du sur-place pendant des années.
Excusez-moi de ne pas avoir compris votre stratégie : tant que nous pinaillerons sur des détails juridiques sans importance le droit de la femme n’évoluera pas... et c’est quand même cela l’ESSENTIEL, n’est-ce pas ?
Vous pouvez, autant quez vous le voulez, user de sarcasme. Vos "idées" en la matière ne manquent certainement pas de hauteur. Elles ont néanmoins le défaut de n’avoir jamais été exprimées. Elles se résume à une espèce d’indignation bien consensuelle et confortable : on se laisse porter par l’idée majoritaire du moment. Peut importe qu’elle soit dangereuse ou non.
Car je ne mesure les idées qu’aux effets qu’elles produisent. Les "vôtres" ont abouti à la situation suivante : une jeune femme dont le mariage avec un gougnafier a été annulé par décision de justice se retrouve, au nom de l’indignation populaire, à nouveau mariée, sur décision d’un procureur aux ordres du ministère de la justice, surfant à vue sur la vague de l’opinion. Et la procédure risque de durer encore des années.
Comme vous pouvez le voir, mes idées volent sans doute au ras des pâquerettes, mais elles n’entrent pas en contradiction avec les situations réelles. Tout ce que les "défenseur de la femme" ont réussi à faire, c’est replonger une femme dans le cauchemar. Donc, vos leçons idéologiques, gardez-les pour vous : elles produisent des situations inverses de celles qu’elles prétendent défendre. Merveilleux paradoxe !
Désolé que vous n’ayez pas compris ma stratégie, qui n’a jamais varié, depuis le début de cette affaire et qui se résume à ceci : ne pas faire entrer le droit religieux ou coutumier dans les tribunaux français, respecter les libertés individuelles. Continuez de militer pour un "clash" des cultures, vos premiers résultats sont très encourageants !
Mais puisque vous restez au niveau du code (pénal) et de la rationalité juridique, et puisque des enfants n’appartiennent pas à leur parents, dites-nous selon le code à qui appartient l’hymen d’une femme ?
L’hymen d’une femme ? Vous faites bien de me poser la question. Ainsi, il n’est pas rare que, dans certaines circonstances, elle y tienne comme à la prunelle de ses yeux.
Code pénal, Article 222-22
Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise.
Le viol et les autres agressions sexuelles sont constitués lorsqu’ils ont été imposés à la victime dans les circonstances prévues par la présente section, quelle que soit la nature des relations existant entre l’agresseur et sa victime, y compris s’ils sont unis par les liens du mariage. Dans ce cas, la présomption de consentement des époux à l’acte sexuel ne vaut que jusqu’à preuve du contraire.
Eh, oui, vous avez bien lu : un homme marié peut être accusé de viol sur sa propre femme ! C’est à lui de prouver que la relation était librement consentie, ce qui risque de ne pas être toujours facile. Une femme peut donc se débarasser assez facilement de son mari : elle prétend qu’il y a eu viol et le mari se retrouve en taule pour une durée pouvant atteindre 15 ans ! Et que faire si la femme a la migraine tous les soirs, comme c’est son droit ? Divorcer ? A mon avis, non. Demander la nullité du mariage pour refus de relations intimes : c’est un motif de nullité du mariage admis par les tribunaux civils.
Vous me faites beaucoup rire, vous, les "indignés" faciles. Blablabla, blablabla, la femme doit être libérée, etc... Et à quelle situation arrivons-nous ? Outre le nombre de divorces en constante croissance et dont on ne connaîtra jamais la cause, on assiste de la part des hommes français à un véritable ras-le-bol des femmes françaises : on ne peut même plus les draguer ! Alors, beaucoup vont chercher à l’étranger. Ca tombe bien car dans les pays de l’Est, de nombreuses femmes ne trouvent pas de mari. Elles se vendent même sur internet, pour fuir leurs difficultés aussi bien financières que maritales.
Je trouve quand même que le législateur va déjà très loin dans la vie intime du couple. Faut-il encore en rajouter ? Quant à l’égalité homme-femme dans le mariage, il y a vraiment de quoi rire : en définitive, la femme a beaucoup plus de droits que l’homme qui n’en a aucun !