"De même, les medias occidentaux ont voulu faire de Politkovskaia une martyre journaliste, mais pas un media ne parlait d’elle avant sa mort !"
C’est curieux, car en plus d’avoir écrit des ouvrages sur la Tchétchénie, entre autres, elle est également connue pour son rôle de négociatrice dans l’affaire de la prise d’ôtage du théâtre "Nord-Ost" en octobre 2002. Elle a été écartée (empoisonnée) alors qu’elle voulait couvrir la prise d’ôtage de Beslan (septembre 2004), affaire qui, pour beaucoup de parents des victimes n’a pas encore livré tous ses secrets.
La Russie d’aujourd’hui est vraiment repliée sur elle-même. Si elle a du mal à se tourner vers l’occident, elle le doit à Poutine lui-même et à ses affidés ultra-nationalistes (jeunesses poutinienne (nachis), eurasistes de Dugin.) C’est un pays où la xénophobie est érigée en principe (interdiction pour les "bronzés" de se montrer sur les marchés depuis le 1er avril 2007), diabolisation totale de la politique multi-culturelle des pays occidentaux, sentiment d’appartenir à une nation qui n’acceptera jamais la "décadence". Malgré tout, la crise démographique (le pays perd 600 000 habitants chaque année) risque de poser au pays de gros problèmes.
J’ai beaucoup aimé votre analyse. En fait, l’analyse de quelqu’un qui n’a aucune notion de ce que peut être la vie actuelle en Russie.
"On le verra notemment par rapport à l’attitude du gouvernement face à la "grogne" sociale qui monte (et c’est bien normal : maintenant que les Russes ont acquis un certain bien-être, ils veulent plus...)."
Vous êtes vraiment aveuglé par la poudre aux yeux qu’est la politique de Poutine : comme il y a de "pseudo" partis d’opposition (qui sont en fait dans la majorité), il existe en effet des syndicats tout à fait officiels dont les actions et revendications donnent un parfum de démocratie dans le monde du travail, mais ce sont des syndicats factices (on voit mal Poutine supporter la contradiction, lui qui a muselé la presse depuis bien longtemps.)
Ceci étant dit, le besoin d’un régime démocratique n’est absolument pas ressenti comme une nécessité par la population, et dans les classes les plus défavorisées, on se désintéresse totalement de la politique. La priorité va à autre chose et quand vous écrivez que les russes vivent maintenant dans un certain bien-être, je pense vraiment que votre jugement est totalement à revoir. Une minorité (25% tout au plus) peut se prévaloir de se situer dans la "classe moyenne", c’est-à-dire ayant les moyens de se loger, de manger, de s’habiller et même de voyager un peu.
Pour les autres, ils n’en sont pas encore là, il s’en faut de beaucoup. La misère noire et le chômage existent bien, avec leur cohorte de maux (alcoolisme, tuberculose, sida, délinquance...) On ne peut pas prendre deux villes (St Pétersbourg et Moscou) et décider que "la Russie, c’est ça" sans prendre le risque de se tromper lourdement. Aussi, si vous voulez voir un autre aspect de la Russie, vous pouvez vous rendre sur le site suivant :
"L’inscription des dix commandements au Texas (un des champions du monde de la peine de mort), me fait doucement rigoler. Il n’y aurait pas un truc du genre "Tu ne tueras point" (Thou shalt not kill), parmi les 10 ?"
Les fondamentalistes ont depuis longtemps tourné cette difficulté en remplaçant le "Thou shall not kill" par "Thou shall not murder."
On peut donc tuer (c’est légal et biblique), mais pas assassiner. Celui qui assassine, on le tue !