Le sujet de l’article est clair pourtant : le Carême et le Ramadan, pas l’Islam et le Christianisme
"Par exemple qu’en est-il de la remémoration du sacrifice d’Abraham, lors d’Aïd-el-Kébir ? Le sacrifice animal, l’égorgement du mouton, que pratiquent les musulmans, en famille, en y initiant les enfants, habitue les musulmans dès le plus jeune âge au geste de tuer."
Et vous faîtes comment vous pour consommer de la viande ? Vous vous servez directement sur la bête sans la tuer au préalable, un petit bout de viande de temps en temps en la remerciant à chaque fois que vous vous servez ?
Ce qui me dérange le plus dans certains commentaires c’est le terme de "barbares" pour désigner les personnes qui pratiquent l’excision. Ces gens ne sont pas plus "barabres" que vous et moi, ils ont une forte culture des traditions et pensent agir pour le mieux, beaucoup ont essayé de les convaincre que ce qu’ils font est risqué et même inutile, c’est comme si on demandait à un croyant de renoncer à croire en Dieu, si vous êtes croyant vous pouvez comprendre, c’est pratiquement impossible et ce n’est pas en les méprisant et en employant un ton condescendant qu’on les convaincra ou qu’on les poussera à réflechir un peu plus aux causes et aux conséquences de leurs actes.
"Nul besoin de vivre ou de connaitre l’Afrique pour dénoncer cette barbarie..."
C’est bien beau de dénoncer mais est-ce suffisant ? On est je pense ici tous prêts à compatir pour ces fillettes et pour les femmes qu’elles deviendront, amputées de quelquechose d’essentiel à leur épanouissement sexuel, mais tout ça est loin des considérations d’une exciseuse qui a été elle-même excisée dans son enfance. Ces personnes ont conscience comme nous de la souffrance que peut entraîner cette pratique elles sont principalement concernées par ces mutilations. Ces femmes exciseuses se contentent de perpétuer cette tradition sans se soucier de son origine, certaines de ces femmes exciseuses sont persuadées d’agir pour le bien de ces fillettes. Les fillettes qui subissent l’excision sont en général enlevées par l’exciseuse qui leur raconte un mensonge pour les convaincre de la suivre dans un endroit où en réalité elles se feront mutilées, un endroit suffisamment éloigné pour que personne ne puisse entendre leurs cris. Les mères de ces fillettes ignorent elles aussi l’endroit où l’excision se déroulera pour éviter qu’elles ne viennent au secours de leur fille en la voyant souffrir. Et les hommes dans tout ça, eh bien pour la plupart, ils ne se sentent pas concernés, ils disent que ce sont des affaires de femmes, en réalité même si la plupart seraient prêts à renoncer à cette pratique ils sont impuissants face au pouvoir légitimée par les mères elles-mêmes de ces exciseuses. Il est très difficile de venir à bout d’une pratique, d’une tradition ancrée même si celle-ci amène les personnes directement concernées à douter et à ressentir comme nous de la compassion pour ces fillettes, la seule arme dont disposent les personnes qui sont en Afrique pour essayer d’éradiquer ou au mieux de réduire cette pratique est l’information, la sensibilisation sur les risques d’infection qu’encourent ces fillettes et sur les séquelles psychologiques qu’impliquent ces pratiques. Certains n’hésitent pas à faire appel aux chefs religieux ne serait-ce que pour dissuader les exciseuse qui croient respecter un principe religieux.