« Entre croire et savoir (comprendre) j’ai choisi le savoir,car Dieu n’est qu’une hypothèse non ? »
Vous êtes libre de préférer le savoir aux croyances mais l’un n’empêche pas l’autre même si on les oppose très souvent. La différence c’est la preuve, parce que tout chercheur quel que soit l’objet de sa recherche part avec des « croyances », des « à priori », des hypothèses. Ce n’est qu’après avoir recherché, et vérifié le fruit de ses recherches qu’il valide ou non ses hypothèses. Le croyant lui, ne prend pas la peine de chercher des preuves pour valider ces croyances, pour lui les preuves sont partout autour de nous et en nous, sa certitude lui suffit même si d’autres ont les même certitudes concernant des objets ou des sujets différents.
Etes-vous sûr(e) d’ être débarrassé(e) de toutes vos certitudes, même infondées ? J’en doute, puisque rien que dans votre discours, on voit que vous penchez plus pour l’inexistence d’un Dieu que pour son existence, donc pour moi vous continuez à croire tout en essayant de savoir, vous ne passez pas toujours par la case hypothèse même si là vous parlez de Dieu comme d’une hypothèse, je me trompe ? Et puis vous dites : « entre croire et savoir, j’ai choisi le savoir… », soit mais votre aptitude à croire ne disparaît pas pour autant simplement parce que vous avez décidé de privilégier le savoir aux croyances, le "croire" et le "savoir" existent en vous.
"quand on parle de « la foi » c’est la croyance dans une religion"
Pas forcément, on peut avoir foi en beaucoup de choses qui n’ont rien à voir avec la religion quand il s’agit de confiance et même quand il s’agit de croyance (au sens large). Ainsi on peut avoir foi en l’homme, en la justice, etc... Le développement d’une foi religieuse ou de toute autre forme de foi est liée à l’environnement socio-culturel dans lequel on vit (mais pas seulement), mais peut-on dire qu’un individu ne peut avoir foi en quelque chose ?
Pourrions-nous faire une différence entre les croyants qui ont foi en l’existence d’une puissance supérieure sans pour autant se soumettre à des pratiques religieuses jugées irrationnelles par les non-croyants, et les croyants qui se soumettent à des rites et prescriptions religieuses, sachant que la croyance existe en chacun de nous, même la croyance irrationnelle, mais qu’elle ne se manifeste pas forcément à travers des actes, pour juger de la capacité à produire un raisonnement philosophique ou tout autre raisonnement chez un croyant ?
Mimi, pensez-vous que les religions dites monothéïstes existeraient s’il n’y avait pas de promesse de vie éternelle après la mort ? D’ailleurs Y a-t-il des religions qui ne promettent pas la vie éternelle avec châtiments et/ou récompenses (je ne suis pas sûre) ? Si elles existaient cela signifierait que les croyances en une ou plusieurs divinités pourraient être indépendantes de l’idée d’intérêt.