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Taverne

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Simple citoyen, je ne n'adhère à aucun parti. 
Je suis juriste et, par passion : poète, philosophe et auteur de textes de chansons.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 26/08/2010
  • Modérateur depuis le 28/10/2010
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Derniers commentaires



  • Taverne Taverne 13 octobre 2020 20:11

    @Gollum

    Bien sûr que si, réfléchissez !

    Quand la conscience se trouve confrontée à l’exemple donné (choix du dessert), on ne voit que la part émergée du libre-arbitre, celle qui s’exprime ici et maintenant. Mais cela ne prouve pas le rôle réduit du libre-arbitre qui, d’une part, a déjà réfléchi a des règles générales assorties de certaines exceptions (exemple je me fixe un régime mais je laisse possible telles exceptions) et, d’autre part, le libre-arbitre se construit graduellement. En effet, ce n’est pas la première fois qu’il se trouve devant ce type de dilemme (loin de là !) : dans des cas autres que pour des desserts. Il s’est forgé une tactique de choix au fur des expériences acquises.



  • Taverne Taverne 13 octobre 2020 19:26

    Le libre-arbitre est quelque chose de tellement élevé, noble et sophistiqué qu’il ne peut pas se réduire à un cas binaire simple comme choisir entre une pêche ou un gâteau ni à des schémas simplistes.

    Dans cet exemple précis comme dans beaucoup d’autres, il intervient deux fois la première a priori (pour fixer des règles générales et des exceptions) et une seconde fois in concreto.

    Le libre-arbitre n’est pas simpliste. Bien au contraire, il est très complexe. La preuve en est qu’il existe autant d’ensembles de règles et d’exceptions qu’il existe d’esprits pensants.

    Kant a posé pour lui l’interdiction absolue du mensonge (règle a priori et définitive). En ce qui me concerne, je ne ml’interdis pas totalement de mentir dans le cas donné par Kant (dénoncer un ami caché chez moi).

    Je me réserve la faculté de peser le pour et le compte selon les circonstances le moment venu. Par exemple, si l’individu que je dois dénoncer est aux prises avec un régime politique trop rude (régime totalitaire ou qui pratique la torture, la peine de mort) ou encore selon l’affection que je porte à la personne. Kant et moi n’avons pas les mêmes règles. Vous avez les vôtres.

    Chaque lecteur a les siennes. S’il n’y avait pas de libre-arbitre puissant, nous n’aurions pas adopté des règles générales a priori si différentes voire opposées. Une intelligence artificielle n’est pas près d’arriver à ce niveau...C’est là un autre preuve de l’existence d’un réel libre-arbitre.



  • Taverne Taverne 13 octobre 2020 18:36

    Les justifications a posteriori sont distinctes des motivations pensées a priori.

    Ainsi, vous écrivez ceci :

    « Il serait vrai que rien ne vous aurait empêché de prendre une pêche, si c’est une pêche que vous aviez choisi au lieu du gâteau. Mais avec ces »si« là, vous ne dites pas la même chose que lorsque vous affirmez que vous auriez pu choisir une pêche tout court. »

    C’est tout-à vrai. Les justifications qui viennent après le choix ne sont pas de même nature que les motivations réfléchies avant le choix. Certaines motivations ont déterminé des choix généraux : tu n’agresseras pas les gens. Je ne mangerai pas de dessert sucrés sauf si…(si j’en ai envie, si je n’ai pas trop mangé, si j’en ai les moyens...)

    Voilà un « si » qui prend un autre sens, celui d’une règle assortie d’exceptions fixées par avance. Le « sauf si » est inclus dans la règle. C’est donc bien un choix libre, simplement il est fixé à l’avance tout en tolérant une marge de choix de dernière minute. Il y a double choix, il y a double recours au libre arbitre.

    Je ne crois pas à un être humain balloté par ses instincts et le déterminisme. Il décide tout le temps de sa vie. S’il était aussi bête que certaines théories le disent, dans l’exemple donné il se jetterait sur le gâteau et sur la pêche !

    Or, il conçoit une infinité de choix possibles. Rien ne l’empêche par exemple (absurde mais inclus dans sa liberté) d’écraser le gâteau sur la figure de l’autre ou de jeter la pêche par la fenêtre, d’en faire cadeau à quelqu’un d’autre, etc.

    L’être humain est tellement habité par la liberté qu’il entrevoit tous les cas de figure possibles et se les autorise s’il le veut et quand il veut (il peut fixer son choix définitif par avance ou déléguer une part de ce choix à son jugement qui s’exprimera à un moment donné).

    En résumé, c’est parce que les possibilités d’actions sont infinies que toutes les règles ne peuvent pas être fixées à l’avance une fois pour toutes. Sinon, on tombe dans l’excès de Kant qui interdit le mensonge même dans le cas où il doit répondre à la police qui vient à son domicile chercher un ami qui s’y trouve. Ou un parent, un proche !

    Donc, il existe bien des règles fixées à l’avance. Ce qui prouve le libre arbitre. La dérogation à la règle est aussi anticipée par avance (scénario des exceptions à la règle) donc là aussi libre arbitre. Je peux choisir le gâteau en vertu de la règle de l’exception que j’ai fixée à l’avance (exception appliquée à des cas donnés ou exception du jugement de dernière minute ou du carpe diem).



  • Taverne Taverne 13 octobre 2020 17:20

    Je ne suis pas complètement d’accord avec cette thèse.

    Dans l’exemple du choix entre le fruit et le gâteau, nous sommes encore libres car, en réalité, nous avons fait un choix par avance et qui vaut pour ce type de cas : le choix général de ne pas consacrer trop de temps et de réflexion à choisir : suivre son instinct ou son désir sauf exception est la règle que nous avons adoptée par avance et donc c’est le choix que nous avons déjà tranché à l’avance pour tous ces cas.

    La personne peut aussi choisir de renoncer aux deux choix pour le dessert. Toutes les possibilités doivent être examinées pour permettre l’exercice plein et entier de la liberté. 

    Dans le cas qui est « agresser une vieille dame dans la rue pour lui voler son sac », on ne procède pas ainsi. En ce cas, on ne « délègue » pas sa liberté de choisir à l’instinct du moment. Nous opérons ici un choix réel, complet, approfondi. Nous avons là aussi posé un choix préalable pour les cas de ce type : celui de dire non. « Un homme ça s’empêche » disait Camus. Ceci en pleine liberté.



  • Taverne Taverne 29 septembre 2020 13:04

    1ère règle : le politique veut toujours montrer qu’il agit.

    2ème règle : le champ de son impuissance étant grand, son choix d’action est limité.

    3ème règle : il sera tenté par l’option la plus « rentable » politiquement.

    Il était rentable pour Macron de jouer la carte du « quoi qu’il en coûte ». Mais par ce choix, la France a déversé des millions à l’aveugle en opérant un blocage complet de l’économie et de la société. On arrosé le sable. Effet d’aubaine pour les entreprises, fraude massive au chômage partiel. Il eut été plus judicieux de confiner partiellement et de concentrer une aide maximale sur les secteurs sinistrés.

    Il était rentable politiquement de faire des millions de tests (faire du chiffre). Mais nous avons pu constater le décalage avec le réel. Action vaine et coûteuse.

    Vont-ils tirer les leçons de tout cela ? Non ! Ils reviendront à leurs trois règles de base.

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