• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Taverne

Taverne

Simple citoyen, je ne n'adhère à aucun parti. 
Je suis juriste et, par passion : poète, philosophe et auteur de textes de chansons.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 26/08/2010
  • Modérateur depuis le 28/10/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 358 9173 9955
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 606 567 39
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Taverne Taverne 28 septembre 2020 16:10

    Les êtres humains sont atteints dans leur ego car le virus les dépasse et ils sont impuissants à agir. Alors une idée qui vous donne une maîtrise de la situation, cela peut sembler séduisant.

    Mais le virus ne peut pas être vu comme une variable ou un levier économique. 

    Nous avons déjà eu « le virus est une fête » cet été. Il est encore assez tôt de cesser les conneries. 



  • Taverne Taverne 28 septembre 2020 16:01

    @Francis

    L’intérêt général voire universel est ce qui fonde tout impératif de type kantien. Le principe catégorique « agis toujours comme si... » dépasse même les intérêts et opinions de celui qui l’actionne. Kant a déjà réglé cette question.



  • Taverne Taverne 28 septembre 2020 15:03

    @Francis

    Le « agir comme si » est un impératif d’action. Il n’est plus temps de penser car seule l’action est requise. Cette idée est incluse dans les impératifs catégoriques kantiens (Kant dit ’agis« et non »pense« ) et dans le principe de précaution.

    Pour cette raison, vous avez raison de pointer la nécessité exigeante d’évaluer correctement la situation pour décider sil elle relève ou non de l’impératif d’agir sans délai ni débats préalables.

    Ensuite, il s’agit simplement d’agir »avec conséquence« comme le dit Camus dans la Peste : »Il fallait lutter de telle ou telle façon et ne pas se mettre à genoux«  (…)  »Cette vérité n’était pas admirable, elle n’était que conséquente« . 

    L’impératif catégorique et le principe de précaution sont des vérités qui ne se discutent pas. Elles s’emploient avec un esprit de conséquence. A savoir que l’on agit. On ne se met pas à genoux devant le mal ou devant la peur. On agit ! »Avec conséquence« exclut l’activation du principe par »confort" (confort économique, comme le demandent les deux prix Nobel, ou autre forme de confort).
     



  • Taverne Taverne 28 septembre 2020 13:58

    Le principe de précaution est à actionner avec … précaution !

    Camus, la Peste : 

    « — S’il faut absolument que j’aie une pensée, c’est en effet celle-ci. » Les médecins se consultèrent et Richard finit par dire : « Il faut donc que nos prenions la responsabilité d’agir comme si la maladie était une peste ».

    C’est là un exemple d’application correcte du principe de précaution : les médecins expérimentés ont relevé tous les indices de la peste mais n’ont pas la possibilité d’en apporter la preuve, mais ils sont conscients de leurs responsabilités de mettre en œuvre les moyens nécessaires.

    On retrouve cette idée de « agis toujours comme si… » dans les principes kantiens, qui sont aussi une belle illustration de précaution sage.

    Mais nous voyons trop de gens fébriles qui veulent actionner le principe de précaution pour exorciser leurs peurs ou poursuivre leurs buts particuliers. Réclamer un confinement avant Noël, effrayer l’opinion publique pour qu’elle réclame elle-même par voie de sondage un nouveau confinement dont les effets utiles sont loin d’être prouvés et pourraient se révéler pires que le mal ? 

    C’est ce qui me fait dire, en conclusion, que l’usage du principe de précaution est à manier avec précaution. Philosophie et éthique médicale doivent toujours le justifier.



  • Taverne Taverne 28 septembre 2020 12:36

    Cette tribune a le mérite de point ce qui pêche : il faut changer la stratégie sanitaire elle-même et pas seulement adapter la méthode (plus ou moins d’Etat ou de déconcentration, plus ou moins de fermeté ou de souplesse, etc. Etc.).

    En revanche, il me semble qu’il y a une contradiction dans les termes : vous dites qu’il y a urgence et vous réclamez une stratégie définie démocratique et de façon consensuelle. Dans l’urgence, c’est au préfet d’agir comme dans la Peste de Camus. La politique sanitaire est de la responsabilité régalienne de l’Etat, ce n’est pas un domaine où la démocratie s’exprime. L’urgence ne permet pas de recourir à des discussions et à des votes et elle ne permettra pas trouver le consensus que vous espérez (vous risquez même de creuser les divisions).

    Cela dit, cette démarche est justifiée dans le principe. Les mesures ne doivent être prises qu’avec les précautions nécessaires.

    Une cartographie des risques majeurs, réels, de toutes natures (besoins des populations, de la vie économique), devrait être établie par territoire au lieu de se positionner uniquement sur la base du critère du nombre de place à l’hôpital public car ce critère est trop restreint. Il se limite au sanitaire, au sanitaire hospitalier et public, qui plus est. C’est une stratégie qui prend un angle de vision trop petit.

    Il est clair que la stratégie de mars fut dévastatrice. Un confinement général provoqué sur les prédictions folles d’un Nostradamus et des aides déversées partout au lieu de les cantonner aux seuls territoires où l’économie devait être réellement bloquée. Que d’argent jeté en l’air et à présent on ne peut pas aider les petites entreprises, commerçants et artisans des secteurs sinistrés à la hauteur qu’il faudrait.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv