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Barrous

Barrous

Ingénieur de formation, je m’intéresse à tous les sujets qui méritent réflexion, aussi bien scientifiques que politiques, socio-économiques, psychologiques ou encore théologiques. Mes principes de réflexion : ne pas s’interdier de supposer, prendre en considération tous les arguments même les plus extrêmes, s’intéresser à l’idée et non à la personne et enfin se mettre à la place des autres pour comprendre leurs points de vue.

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  • Barrous Barrous 25 mai 2010 02:12

    @ Eric

    Jadis, les états ne s’endettaient que dans des cas extrêmes : guerres, catastrophes naturelles majeures..., mais ils le faisaient auprès de leurs banques centrales, gratuitement !
    Une fois Maastritch signé, ils leur étaient interdit de faire ça. Ils devaient emprunter auprès des marchés à un taux important, et là, c’est comme avoir mis les pieds dans des sables mouvants. Les états se retrouvent à devoir rembourser des sommes importantes en intérêt, mais ils n’y arrivent pas. Solution ? Faire un nouveau prêt pour payer le précédent. Et depuis ce moment, les états ne cessent de s’enfoncer. Je ne sais plus où j’ai vu les chiffres, mais l’intérêt cumulé de la dette française représente quelque chose comme 1000 fois le capital emprunté. Trouvez-vous cela normal ? Sachant que s’il n’y avait pas d’intérêt, la dette actuelle de la France serait de l’ordre de zero !!!!!!!!!!!!
    Mais dans votre post, vous défendez Sarko, celui qui a creusé le déficit français au bulldozer tout en s’accordant une superbe augmentation ! J’avoue ne pas comprendre smiley


  • Barrous Barrous 24 mai 2010 18:05

    Éric, soit c’est au deuxième degré, soit vous avez abusé de la vodka smiley

    Le vrai problème est que les états sont obligés d’emprunter continuellement auprès des banques privés et des « marchés » pour se refinancer, ce qui fait que le capital emprunté reste minime, mais les intérêts cumulées sont astronomiques ! (je n’ai plus les chiffres en tête)



  • Barrous Barrous 24 mai 2010 16:02

    @ L’auteur

    Je suis à la fois d’accord et pas d’accord avec vous smiley

    Il est vrai que le capitalisme n’a jamais été aussi puissant : ses pertes sont essuyées par le contribuable, et ses profits, il les garde pour lui. Ça a toujours été le cas, mais pas de cette ampleur. Cette crise touche le système dans sa globalité, et cette fois on a touché le fond, le dernier maillon de la chaîne, c’est à dire les états. C’est le dernier endroit où on peut encore pomper de l’argent.

    Mais en même temps, le capitalisme n’a jamais été autant dé-crédibilisé ! Il n’a jamais été autant remis en question, les peuples n’ont jamais été aussi informés sur les mécanismes financiers. Maintenant, une bonne partie de la population comprend comment tout cela s’est produit, comment on est arrivé à mettre la main dans la poche des états à travers la dette publique. La plus grande arnaque de tout les temps, qu’on appelle le capitalisme, est de plus en plus visible ! Je dis bien capitalisme et pas seulement finance, car cette dernière n’est que l’une des tentacules qui servent son idéologie !

    Maintenant, que ceci soit la fin du capitalisme ou un de ses nouveaux souffles, tout va dépendre de la réaction des peuples. Une colère organisée et ciblée pourra le mettre à mort, mais une naïveté et une désolidarisation des communautés lui donneront un nouveau souffle pour quelques décennies encore.

    Une chose est sûre, le capitalisme chutera quand il aura atteint son sommet ! Un peu comme ces sociétés américaines qui étaient classées AAA le vendredi, et qui ont fait faillite lundi smiley

    Cordialement



  • Barrous Barrous 18 mai 2010 15:41

    @SALOMON2345
    « ce n’est pas l’argent qui n’a pas d’odeurs mais les nez qui ont perdu leur odorat... » : très belle métaphore smiley



  • Barrous Barrous 18 mai 2010 10:56

    Brillant ce Généreux smiley

    Cependant, je trouve dommage qu’il ne soit pas remonté plus loin dans la source du problème, à savoir pourquoi les états sont obligés de s’endetter continuellement pour pouvoir se financer.

    Apparemment, il est pour le traité de Maastritch, et j’aurais aimé savoir pourquoi ! J’espère que ce n’est pas pour le classique : quand les états peuvent emprunter auprès de leurs banques centrales, ils ne sont pas responsabilisés, empruntent à gogo et finissent par créer de l’inflation. Il suffit d’un peu de régulation interne pour éviter ça.

    J’ai aimé spécialement certains passages :
    - quand il dit que ce système a été créé pour mettre la corde au cou des pays pauvres
    - que l’idéal pour le capital est un plan de rigueur asservissant les peuples pour pouvoir en tirer un max de bénéfices
    - quand il explique que ce système, s’il ne s’était pas attaqué à ceux qui l’ont créé, se serait retourné contre les pays pauvres à travers la spéculation sur les matières premières. Justice rendue alors smiley

    A mon avis, la vraie source du problème est la cupidité de la société moderne ! Ceux qui croient en ce système se divisent en deux catégories : ceux qui l’ont inventé, qui savent que c’est une arnaque et en profitent un max, et ceux à qui on a vendu la mèche, en leur faisant croire que l’idéal est de faire travailler son argent pour soi et de gagner des milliards en brassant de l’air. En même temps, on a dit à ces gens que les religions c’est de la merde, que l’homme moderne a dépassé leurs principes archaïques grâce à la science, qu’il ne faut pas se faire chier avec ces histoires d’usure et de spéculation (interdits par les religions), que la morale c’est pour les cons, ici c’est le plus fort qui gagne, et c’est normal puisque c’est prouvé scientifiquement grâce à un certain naturaliste amateur nommé Darwin !

    Bref, l’immoralité capitaliste se retourne contre ses créateurs et contre ceux qui y ont cru sans se poser la question de savoir si c’était moral et juste envers tout le monde. On va commencer à payer le prix de la souffrance qu’on a causé aux pays pauvres, en pillant leurs richesses et en les étranglant par ce système d’argent dette qu’on a inventé.

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