• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

AlainV

AlainV

Je suis intéressé par l'Allemagne où j'ai vécu assez longtemps, travaillant en R.D.A. puis en R.F.A. La vie des riches et des stars ne m'intéresse pas, mais celle des petites gens, c'est-à-dire de la quasi totalité de la population. En France, en Europe, dans le monde.

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 369 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • AlainV AlainV 19 janvier 2014 01:02

    A Daniel Q.
    Voici l’analyse d’un ami, Iranien d’origine, spécialiste universitaire de la région :

    Les guerres permanentes au Moyen-Orient donnent le tournis. On a l’impression que tout le monde tire sur tout le monde. La presse internationale se simplifie la vie et ne voie que les chiites et les sunnites sur les champs de bataille. Mais, à étudier l’histoire des guerres - qui dévastent régulièrement des pays entiers (Afghanistan, Irak, Liban, Syrie) depuis plus de deux siècles - sous l’angle de la rivalité entre puissances à la recherche de zones d’influence, les guerres deviennent plus « lisibles ».

    Nous avons évoqué dans un billet précédent l’apparition d’un vide politique au Moyen-Orient et en Asie centrale, suite à l’effondrement du régime des Pahlavi en Iran et au retrait, puis l’effondrement de l’Union soviétique en Afghanistan. Ledit vide fut rempli par des centaines de milliers de militaires venus des quatre coins du monde, des Etats-Unis, du Canada, des pays européens, de l’Australie, de la Corée du Sud et du Japon.

    Il faut rappeler que le retrait de feu l’Union soviétique de l’Afghanistan a été accéléré par la création de djihadistes bornés (Al-Qaïda et Talibans), financés, endoctrinés, entraînés et armés par les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et Le Pakistan.

    Même si une fraction des djihadistes a pris le maquis contre les Etats-Unis et le Pakistan, l’essentiel de la troupe endoctrinée est restée fidèle à ses mentors saoudiens et pakistanais.
    Les récalcitrants sont fréquemment bombardés à l’aide de drones téléguidés depuis les Etats-Unis, mais les fidèles continuent à mener la « guerre sainte » en Irak et en Syrie.

    La machine de guerre et de reconquête du Moyen-Orient (l’Irak, la Syrie, la Liban, voire même l’Iran) et de l’Asie centrale (l’Afghanistan et les pays situés au sud de la Russie) a été remise en marche par Georges W. Bush. L’objectif : créer le « Grand Moyen-Orient », de l’Afghanistan à l’Atlantique sous la botte des Etats-Unis, et remodeler le Moyen-Orient.

    Le bilan des années de Georges W. Bush est plus que mitigé. Si les Etats-Unis ont reconquis l’Irak et l’Afghanistan, la situation est loin d’être maîtrisée par l’Amérique. L’Iran résiste, développe son industrie militaire, s’implante en Irak, renforce le Hezbollah, son allié libanais, membre du gouvernement, et porte à bout de bras son allié syrien. En étendant son influence politique de l’Afghanistan jusqu’en Méditerranée, l’Iran a fait avorter le succès du "Grand Moyen-Orient", le dessein colonialiste des Etats-Unis.

    Même si Georges W. Bush est parti, son plan de reconquête et de remodelage du Moyen-Orient se poursuit tout de même. L’Irak et la Syrie, maillons faibles des pays de la région, sont les premiers touchés par le remodelage.

    L’Irak connait un début de partition. En effet, le Kurdistan irakien est géré par un pouvoir autonome qui échappe au pouvoir central. C’est un début de « remodelage ». En Syrie, en proie à la guerre civile et à l’ingérence étrangère, les Kurdes s’émancipent, sans former, pour l’instant, un pouvoir autonome.

    C’est là que les Etats-Unis et leurs soutiens du Golfe Persiques ont avancé un nouveau pion : Etat Islamique en Irak et au levant (l’EIIL) organisation djihadiste endoctrinée, disposant d’immenses moyens financiers et militaires que seul un Etat - en l’occurrence l’Arabie saoudite - est en mesure d’assurer. L’objectif : décomposer l’Irak et la Syrie en pays chiite et sunnite. Ce qui aura pour conséquence de faire disparaître l’Irak et la Syrie en tant qu’entités souveraines, d’affaiblir l’Iran et la Russie, permettant aux Etats-Unis d’arracher des concessions à la table des négociations sur la Syrie.

    Les « insurgés » syriens, pourtant appuyés par l’Occident, ont senti le danger de la partition de la Syrie et se sont opposés militairement à EIIL. Tout porte à croire qu’actuellement, seul l’EIIL, force militaire disciplinée unie et efficace, a les faveurs des Etats-Unis. L’avenir nous dira ce que les Etats-Unis comptent faire avec les « insurgés » syriens, leur deuxième carte, désunie et un peu usée ?

    L’Iran, opposé au dessein colonialiste des Etats-Unis, n’a pas obtenu l’autorisation de participer aux négociation de Genève II. Tout se jouera sur le terrain militaire et, dans l’état actuel des forces en présence, la conférence de Genève II n’aboutira à rien.

    Les Etats-Unis, l’Iran et la Russie se battront jusqu’à l’épuisement de leur dernière carte et de leur dernière cartouche. Nous n’en sommes pas encore là. Pauvres Syriens !
    Il faudra suivre de près ce que deviendra ce mouvement « l’Etat Islamique en Irak et au Levant »
    ... Pauvre Obama, coincé entre ses militaristes et sa Chambre de Commerce !


  • AlainV AlainV 3 janvier 2014 10:01

    ’franc-tireur’, isolé, vous tirez sur tout ce qui bouge, sans discernement, aveuglé par tout ce qui n’est pas dans la ligne éditorialiste du Figaro.
    Vous me faites rire, car rien n’est vraiment pensé dans votre texte.
    A quelle conclusions positives arrivez-vous ? Que nous proposez-vous ? De supprimer l’Etat ? Vous seriez le premier à réclamer la police, des écoles, de bons hôpitaux ... Qu’il faille des réformes, une meilleure gestion publique, qui en douterait ? Proposez-nous du concret : comment rationaliser, à quels endroits, pourquoi ... ?



  • AlainV AlainV 3 janvier 2014 09:48

    Parler du cinéma américain pour mettre en perspective quelques citations, je n’ai pas beaucoup apprécié. Le contexte européen, cad l’UE, la finance mondiale (d’obédience sioniste ou francmaçonne ou ... , peu importe) tellement bien représentée par les 5 Banques Françaises, voilà qui relativise l’action de nos marionnettes dociles, coupables d’accepter de plein gré ce rôle d’enfumeurs.
    Ces saltimbanques qui nous gouvernent sont cependant très intelligents et nous mènent de gré (par les rouages démocratiques quand ça les arrange) ou de force (coups d’état, surveillance généralisée et lois d’oppression, OTAN), là où ils veulent, nous faisant comprendre que toute résistance est vouée à l’échec, car ils savent fasciner leurs concitoyens (rôle des médias), pour mieux les endormir (TINA)... et les asservir.
    S’il y a complot (je n’aime pas ce terme), c’est celui d’un courant de pensée, d’une idéologie : le néolibéralisme décrit par Michel Foucault et présenté avec brio, clarté et concision par Wendy Brown il y a plus de dix ans. Aujourd’hui, l’avancée et la pénétration de cette idéologie apparaissent encore plus clairement qu’en 2004.

    Dévoiler l’adversaire, n’est-ce pas déjà, un peu, le vaincre ?



  • AlainV AlainV 31 décembre 2013 18:37

    Votre mise au pilori de la bêtise est intéressante, intellectuellement.
    Mais permet-elle d’avancer ? Personnellement, elle me paralyse. Parce que je me sens si souvent bête, incapable de comprendre, emporté dans le tourbillon de cette vie trépidante, ne sachant plus où est le bien et le mal. Je crois faire le bien et me rends compte plus tard que c’était mal. Et quand je fais le bien, c’est souvent par hasard. Que suis-je bête !

    Il y a pourtant sur AV et ailleurs des articles qui aident à avancer, qui indiquent comment s’en sortir , ou bien ils nous aident à comprendre ce qui se passe, à découvrir de nouvelles menaces, de nouvelles restrictions des libertés.
    Alors, si vous nous faisiez un article qui indique comment échapper peu à peu à la bêtise, non de façon globale (s’instruire) mais dans des situations concrètes, en donnant des grilles de lecture ?
    Allez, je vous aide un peu. L’un des critères basiques, c’est se poser la question toute simple : « Cela va-t-il dans le sens de l’intérêt général ? »
    Pour trouver d’autres explications et d’autres critères, je ne saurais trop vous recommander le livre des Pinçon-Charlot « La violence des riches ».



  • AlainV AlainV 31 décembre 2013 09:22

    L’avenir est plutôt du côté des logiciels, le soft, pour la France.
    Et là nous sommes bien placés, en Alsace, mais dans beaucoup d’autres régions aussi. L’avenir est même radieux. On manque même d’informaticiens de haut vol, très pointus. Le problème, ce sont les salaires beaucoup plus attrayants en Allemagne et aux USA. Entrepreneurs, il faut PAYER vos salariés !

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv