C’est le gouvernement russe qui a décidé une "dévaluation compétitive" pour relancer ses exportations et renchérir les importations ( en augmentation constante en ces temps de consommation éffrénée)
Cela ne crée aucune panique.
Dans le même temps l’Euro a perdu 30% de sa valeur par rapport au Dollar.
Je ne vois en quoi cette phrase a un quelconque rapport avec l’auto-congratulation, la lévitation et les chevilles.
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Les dirigeants d’une puissance responsable comme l’Europe, préférent construire une relation avec des dirigeants dont la solidité mentale (et leurs valeurs morales en font partie) permet d’établir une relation de confiance, et d’avancer sur un terrain solide, plutôt qu’avec un dirigeant imprévisible qui a engagé son pays dans une guerre meurtrière pour une partie de la population qu’il dit considérer comme faisant partie de son pays, en faisant un pari stupide sur les réactions.
L’opposition géorgienne ne dit pas autre chose.
Toujours les mêmes "salades" pour petits enfants nourris au lait des médias (dont l’objectivité s’est illustrée récemment en présentant l’élection d’Obama comme l’évènement le plus important depuis la pierre taillé) où les Russes sont " barbares", et les Géorgiens de pauvres petites victimes que l’Europe doit défendre contre les visées expansionnistes de son grand méchant voisin.
Tous les faits montrent que l’armée de Saakashvili a sauvagement attaqué la population ossète dans la nuit du 7 au 8 aout, provoquant la mort de 2000 civils, sur une population de 35000 habitants, que les Ossètes armés ont courageusement résisté contre des chars qui tiraient sur tous les immeubles d’habitation ( des documents filmés existent qui - très curieusement - n’ont pas été diffusés par les télés françaises), et que cette armée sanguinaire, encadrée par des conseillers américains, a fui dès que la 58e armée russe (qui était en manoeuvre dans le Caucase nord) est venue au secours des Ossètes, le surlendemain.
Ceux qui se demandent pourquoi l’armée géorgienne n’a pas bombardé l’entrée du tunnel qui relie l’Ossètie du sud à celle du nord, pour couper la route à l’armée russe, doivent savoir que le but de cette opération était de terroriser la population ossète en massacrant tous les civils rencontrés pour la faire fuir vers le nord par ce tunnel, ce qui s’est produit, et que le stratège Saakashvili pensait que les Russes n’oseraient pas intervenir, l’appui des américains s’étant manifesté les jours précédant l’offensive.
Les dirigeants européens connaissent la réalité des évènements, et une instruction pour en établir la vérité est en cours au Conseil de l’Europe, sur la base de documents irréfutables fournis par les autorités ossètes( pour établir une tentative de génocide de la population) et des témoignages des observateurs de l’OSCE qui étaient sur place, dont les conclusions reprises par le jounal allemand "Die Welt" confirment ces accusations.
La vision pétrolifère et gazière de l’attitude de l’Europe est de la géopolitique de bistrot qui ne prend pas en compte le fait évident que les Russes ont autant besoin de vendre leur pétrole et leur gaz que les Européens de le leur acheter, que l’on ne construit pas des oléoducs et des gazoducs en deux jours, que les sources d’approvisionnement sont plus diversifiées que les acheteurs, et donc que dans ce genre de commerce l’acheteur est au moins sur un pied d’égalité avec le vendeur.
La raison de l’attitude de l’Europe par rapport à la Géorgie est donc plutôt à chercher du coté de la solidité mentale et morale des dirigeants.
Ce ramassis de contre-vérités mérite-t-il une réponse ?
Relever tous les mensonges directs et par ommission serait aussi fastidieux que la lecture de cet " article"
L’auteur n’a d’autre connaissance de la réalité russe que celle d’un anti-communisme qui semble venir de loin dans la tradition familiale et qui le rend incapable de voir un pays qui n’a plus rien à voir avec l’époque soviétique.
Ca commence très fort : "le peuple de la Russie vit-il dans la crainte de la mort ?" Si c’est en tant qu’humain, certainement autant que les Français. Si l’auteur veut suggérer, sans oser l’affirmer, que c’est par peur de régime, cela montre simplement qu’il n’est jamais allé en Russie et qu’il ne connait aucun Russe.
Les partis d’opposition existent et s’expriment dans les médias. Lorsque Chirac et De Gaulle obtenaient 80 % des voix, était-on en dictature ?
Le parti communiste est le parti d’opposition le plus important et il a augmenté son score aux dernières législatives.
les partis qui soutiennent Medvedev et Poutine en se présentant contre Russie Unie aux élections sont dans la même position que le Nouveau Centre et le parti radical valoisien en France.
Si vous aviez regardé la télévision publique russe pendant les campagnes électorales législatives et présidentielles, vous auriez vu des débats entre les candidats de tous les partis qui avaient un temps de parole égal.
Si vous lisiez des articles de presse sur Courrier International et sur RIA Novosti, vous vous rendriez compte qu’elle est généralement plus critique à l’égard du pouvoir que la presse "nationale" en France (celle qui est citée dans les revues de presse) .
Citer le tirage d’un journal pour montrer la faible diffusion de la presse écrite, c’est ignorer qu’il existe un nombre beaucoup plus important de journaux qu’en France. L’internet, qui est aussi diffusé qu’en France n’est soumis à aucun censure ( ce qui risque de ne plus être le cas en France bientôt)
Se référer à la période précédente pour évoquer la démocratie perdue, c’est oublier que quelques oligarques régnaient en maitres sur l’Etat et la population, et qu’Eltsne ( le grand démocrate encensé par les médias occidentaux) a non seulement bradé son pays aux oligarques et aux sociétés occidentales, vendant des pans entiers de l’économie pour une bouchée de pain, mais a égalemenrt fait tirer au canon contre le parlement qui voulait le destituer, faisant 30 morts parmi les députés.
Il est vrai qu’il avait le grand mérite de servir les intérèts occidentaux.
Il faut savoir, une bonne fois pour toutes, que démocratie signifie : ce qui est conforme aux intérèts des Etats-Unis, et accessoirement de ses vassaux.
Dénier à Poutine toute volonté démocratique parce qu’il est issu du système soviétique et a été mis en place par Eltsine (contradictoirement, mais on n’est pas à une incohérence près) revient à nier l’action démocratique de Juan Carlos de Bourbon parce qu’il a été mis en place par Franco pour perpétuer et légitimer le régime autocratique.
@ éric
Le problème des propagandistes de l’empire américain en déconfiture, c’est le mépris qu’ils ont pour ses vassaux et ses non-vassaux, et leur vision hémiplégique pour ne pas dire tétraplégique des "restes du monde".
C’est bien connu : le niveau scientifique des chercheurs russes est cafouilleux. Ils sont un peu patauds, ces gens là.
Le niveau des informaticiens russes est reconnu comme étant un des meilleurs, sinon le meilleur. Ils l’expliquent par le retard d’équipement qui était le leur à l’époque soviétique et la nécessité d’y remédier par le software. Dans d’autres domaines dont les biotechnologies, ils sont également à la pointe de la recherche.
Pour ce qui est de la corruption vous avez oublié de mentionner le cas du dirigeant qui est actionnaire d’une société de fournitures aux armées et qui a obtenu le marché pour une guerre que ce dirigeant a fortement contribué à provoquer. La société Hali quelquechose, je crois.