Poutine est tellement ivrogne ( comme tous les Russes) qu’il ne sait plus compter jusqu’à 8.
La déclaration de Poutine est une réaction à celle du porte-parole de la Maison Blanche qui a déclaré
"les ministres des Affaires étrangères du G7 condamnent la reconnaissance de l’indépendance de l’Abkhazie
et de l’Ossètie du sud par Moscou" entérinant par cette déclaration la menace de Mac Cain d’exclure
la Russie du G8.
Outre que les réunions du G8 ne sont pas un lieu privilégié pour faire des affaires mais plutôt un lieu (symbolique ?) de direction politique du monde, à connotations responsables ( sujets écologiques) et charitables (invitation de dirigeants de pays en voie de dévellopement), il apparait que la tendance à sur-interpréter les réactions de Moscou, comme à l’époque des "kremlinologues", existe toujours chez certains.
"Depuis quand le Kremlin défends les minorités opprimées du Causase ? Posez donc la question aux tchètchènes et ils vous répondront"
Avez-vous vu ces reportages télé où des Géorgiens disent redouter les Tchétchènes venus défendre les Ossètes ?
"Dailleurs, même si Moscou entretien des liens étroits avec ces "indépendantistes", elle ne reconnait pas pour autant formellement ses indépendances autoproclamées"
Les Russes respectent le droit international
"des fois que cela donnerait de "mauvaises" idées aux autres minorités vivant sur le territoire de Fédération russe et qui ont aussi des bonnes raisons de vouloir s’émanciper."
Les Ossètes du Nord, par exemple ?
"je dirais que l’actuel triomphalisme des russes risque d’être de courte durée"
Il n’y a aucun triomphalisme chez les Russes. Si vous lisiez la presse russe, très critique, vous vous en rendriez compte
Excellent article, nuancé et subtil. Il amène insensiblement à associer à Poutine les termes de "monstre froid" , "dictateur "," Hitler "," tyran ", sans que cela semble le moins du monde incongru, tant le décryptage des attitudes est brillant.
On se rend en effet compte, en regardant attentivement cette photo, à la lumière de cette profonde analyse, qu’ils ont dû répéter de nombreuses fois la scène pour avoir l’air si naturel.
Aussi convaiquant que le decryptage de la "mort" du petit Mohamed, mise en scène par les Palestiniens avec la complicité de Charles Enderlin.
Une info sur RIA Novosti qui peut ébranler les certitudes de certains
sur le monolithisme et l’absence de liberté d’expression en Russie.
(On peut toujours réver )
MOSCOU, 14 août - RIA Novosti. La guerre en Ossétie du Sud a pris fin, l’agresseur "a été puni et a essuyé des pertes considérables", a déclaré le président russe Dmitri Medvedev, cependant, certains éminents experts militaires autrefois haut placés au ministère russe de la Défense portent des jugements sévères sans concessions sur les actions de Moscou dans ce conflit, lit-on jeudi dans le journal Nezavissimaïa gazeta.
"La victoire remportée sur la Géorgie a été cédée à Nicolas Sarkozy qui a déjà changé certains points du règlement du conflit, ce qui ne manquera pas de se répercuter très négativement sur les intérêts géopolitiques de la Russie dans l’ensemble du Caucase du Sud", a déclaré au journal le général Leonid Ivachov, président de l’Académie des problèmes géopolitiques, qui se dit certain que la Russie a mis fin trop tôt à ses opérations militaires contre la Géorgie, pour engager le dialogue avec les médiateurs de l’UE.
De l’avis du général Iouri Netkatchev qui a assumé entre 1993 et 2000 le poste d’adjoint au commandant du Groupe de troupes russes en Transcaucasie, au cours de l’opération visant à contraindre la Géorgie à la paix, la Russie a détruit de manière extrêmement inefficace les ouvrages militaires géorgiens. L’expert estime également que Moscou avait le droit d’étendre le blocus maritime non seulement au littoral de l’Abkhazie, mais aussi à toute la Géorgie. Un blocus aérien du pays pouvait également être envisagé, en vue d’empêcher l’arrivée d’aide militaire de l’extérieur. "Les actions des dirigeants russes ont été hybrides. Nous n’avons pas brisé la machine de guerre de la Géorgie et, en acceptant d’arrêter les opérations militaires, nous avons restreint considérablement nos possibilités de punir l’agresseur, ce qui a été récemment déclaré de but en blanc par le ministère russe de la Défense", a déclaré Iouri Netkatchev.
Le général d’armée Anatoli Kornoukov, ancien comandant en chef des forces aériennes russes, a mentionné les erreurs et le sérieux manque de préparation des troupes aux opérations militaires. D’après lui, "l’équipage du Tupolev Tu-22 abattu au-dessus de la Géorgie a été envoyé à la mort", car les moyens de DCA géorgiens n’avaient pas été décelés à temps.
Le général d’armée Makhmout Gareïev, président de l’Académie des sciences militaires, proche des hauts responsables du ministère russe de la Défense, estime que "l’acte d’agression géorgienne de courte durée a mis en évidence les défauts douloureux de la préparation de nos troupes et du commandement des forces et des moyens directement sur le champ de bataille, ainsi que dans l’ensemble des procédures de décision en situation de combat".