Un article réaliste et lucide sur les motivations de cette "affaire".
Console de tous les misérables jeux de mots sur la sexualité présumée débridée de DSK.
En France on sait qu’on peut avoir des doutes sérieux sur sa volonté réelle de mettre en pratique
ses belles paroles, et les financiers français qui ont profité de sa politique au ministère des finances
auraient pu avertir leurs collègues que ces paroles étaient sans conséquences.
NEW YORK (Nations unies), 17 septembre - RIA Novosti. En attaquant l’Ossétie du Sud, la Géorgie a perpétré un acte d’agression et violé la Charte de l’ONU, a annoncé mercredi le président de l’Assemblée générale de l’ONU, Miguel d’Escoto Brockmann, lors d’un point presse au siège des Nations unies à New York.
"Cela ne fait aucun doute, la Géorgie a perpétré un acte d’agression contre l’Ossétie du Sud, violant ainsi la Charte de l’ONU. Il est nécessaire d’examiner cette situation plus en détail depuis son déclenchement", a précisé M. d’Escoto en réponse à la question d’un journaliste de l’agence américaine Bloomberg sur une possible violation par la Russie de la Charte de l’ONU suite à son opération en Géorgie.
La Russie a reconnu le 26 août l’indépendance des républiques autoproclamées d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud au lendemain d’une offensive armée lancée par Tbilissi contre cette dernière, le 8 août. L’armée géorgienne a pratiquement détruit Tskhinvali, la capitale sud-ossète, et a tué des centaines de civils. La Russie a déclenché une riposte militaire de grande envergure que de nombreux responsables occidentaux ont qualifiée d’usage disproportionné de la force.
L’estimation du nombre de victimes civiles Ossètes était de 2000 le 12 août
quand Medvedev a décidé l’arrêt des combats ( avant la visite de Sarkozy)
suite à le débacle de l’armée géorgienne qui était plus à l’aise pour bombarder
les populations civiles que devant l’armée russe
On a pu voir sur Russia Today des chars géorgiens tirant sur les immeubles d’habitation
de Tshkinvali en l’absence de toute résistance militaire.
Curieusement ce reportage n’a pas été repris par les télés françaises.
Les évacuations mentionnées dans les dépèches que vous citez sont des évacuations
à l’intérieur de l’Ossétie des zones où l’armée géorgienne s’entrainait à tirer sur les civils
avant l’offensive génocidère du 7 août.
Plusieurs erreurs factuelles et mésinterprétations (involontaires ?) dans cet article :
- Sarkozy n’a pas "arraché le cessez-le-feu aux Russes" puisque Medvedev avait annoncé avant son arrivée à Moscou que les opérations militaires étaient terminées.
- Les Russes ont signé le document qu’ils avaient élaboré avec Sarkozy. C’est à Saakachvili qu’il a "oublié" de le faire signer.
- L’accord prévoyait le maitien des forces russes dans les zones tampon jusqu’à l’arrivée d’observateurs internationaux. Il n’y a donc pas eu de "prolongation de la guerre d’un mois", elle s’est arrétée dès avant la venue de Sarkozy, mais prolongation prévue par l’accord de la présence russe à la périphérie de l’Ossètie et de l’Abkhazie.
- Le texte du nouvel accord n’est pas "déja contesté par les Russes", mais par l’UE, sous la pression des Américains et de l’Otan. Ce texte prévoit ( sans ambiguïté de traduction, puisque écrit dans sa version française) que les observateurs de l’UE doivent se déployer "dans les zones adjacentes à l’Ossètie et à l’Abkhazie", c’est à dire (pour qui comprend le français) à l’immédiat extérieur de ces régions et non à l’intérieur.