@Konyl Et un conducteur aux réflexes rapides qui roule à 80km/h qui percute à 30km/h ?
C’est beaucoup moins bien qu’un conducteur aux réflexes rapides roulant à 60 km/h et s’arrêtant avant l’obstacle, vous ne croyez pas ? Le mieux serait de limiter à 50 puisque sans freinage ou très peu, la survie serait plus fréquente !
On pourrait également interdire totalement la voiture des particuliers (pas les camions bien sûr) et revenir à l’hippomobile, ce qui réduirait considérablement la facture pétrolière !
Les conducteurs ne sont pas fous : ils ne veulent pas avoir d’accidents !
Ils respecteraient les limitations de vitesse si celles-ci ne concernaient que des zones réellement dangereuses, ce qu’ils pourraient constater après les avoir franchies.
La limitation arbitraire à 80 km/h y compris sur les routes larges, en ligne droite et au bon revêtement, est vécue comme une brimade et provoque une réaction d’hostilité contre « l’administration » qui va à l’opposé d’une responsabilisation indispensable des conducteurs.
Les automobilistes ne sont pas fous : ils soutiennent ainsi le renforcement des sanctions contre les personnes qui téléphonent au volant car c’est une cause majeure de perte de contrôle.
La perte de contrôle peut être due à toutes sortes de cause : utilisation du téléphone au volant, insecte piqueur, cigarette qui tombe de la bouche, malaise passager du conducteur, dispute avec son passager (!), attention attirée hors de la circulation, fatigue, éblouissement la nuit et ... cahot très violent (toujours plus grave pour les deux roues).
Si la voiture percute un obstacle à plus de 50 km/h, malgré les airbags et la ceinture, il y aura au moins un mort parmi les deux passagers avant : c’est ce que mettent en lumière les crashs-tests avec des mannequins. Ce n’est donc pas la vitesse à laquelle on roulait avant l’alerte qui compte mais le réflexe de freinage du conducteur et la qualité de l’ensemble frein, pneus, état de la route. Un conducteur au réflexe rapide roulant à 90km/h qui parvient à percuter après freinage l’obstacle à 40 km/h seulement s’en tirera beaucoup mieux que quelqu’un roulant à 80 km/h et percutant à 60 km/h.
J’ai laissé de côté l’argument écologique : fonctionnant plus longtemps à 80 km/h, le gain de pollution du moteur sera négligeable.
Il est clair que la limitation à 80 n’a d’autre objet que de faire du fric sur le dos des automobilistes et peut-être aussi d’habituer les gens à se soumettre à une autorité arbitraire.
Il faut prendre quotidiennement durant la saison durant laquelle la peau ne bronze pas, de la vitamine D en complément alimentaire et avec une légère « surdose » (elle est inoffensive).
Le système immunitaire possède des mécanismes de défenses polyvalents contre les virus.
Hypothèse nouvelle à ma connaissance et très intéressante ! Elle pourrait s’ajouter à la raison qu’il voulait à terme se retirer du Vietnam, jugeant après la guerre Corée, qu’une armée régulière n’obtiendrait jamais la victoire contre un peuple.
Ce n’est pas la vitesse qui crée l’accident contrairement à ce que dit la police tenue de la rendre coupable puisqu’elle est facile à contrôler et à transformer en rentables PV, mais c’est la perte de contrôle du véhicule, toujours accompagnée d’un effet de surprise.
C’est pourquoi les accidents sont plus nombreux dans les virages : l’obstacle n’apparaît qu’au dernier moment à une distance trop courte pour que le freinage puisse arrêter le véhicule avant le choc. La généralisation de l’ABS, des freins à disque, des pneus à carcasse radiale et à taille basse ont permis de réduire grandement cette distance, associée à un contrôle technique des freins. La qualité du revêtement routier joue également un rôle essentiel : une route cahoteuse en faisant sauter les roues augmente la distance de freinage.
La perte de contrôle peut affecter la trajectoire. Beaucoup d’automobilistes sont morts autrefois suite à l’éclatement d’un pneu. La technique d’insertion de fils d’acier dans le caoutchouc rendu plus résistant par différents additifs dans les pneus modernes, la technique de contrôle de la pression du pneu roulant affichée sur le tableau de bord en cas de sous-gonflage ont énormément réduit cette cause de mortalité. Mais bien entendu certains nids-de-poule ou des objets tranchants sur le revêtement peuvent provoquer une crevaison importante et un dégonflage rapide. Les récents pneus sans chambre se dégonflent cependant moins rapidement que les anciens pneus à chambre à air.
La technique du contrôle de dérapage ou CSP devrait comme l’ABS être systématique sur tous les véhicules. Elle permet grâce à une détection par des accéléromètres de freiner au maximum les roues situés du côté du dérapage et de laisser la motricité aux roues du côté opposé.
On pourrait ainsi passer en revue tout ce qui contribue à l’amélioration de la sécurité routière (les radars anti-collisions par exemple) active mais aussi passive.
Et cesser de faire de la baisse de la vitesse le seul critère de survie des automobilistes : que ce soit à 80 ou à 90 km/h, tout choc frontal au delà de 50 km/h sur un obstacle solide tue au moins un des passagers de l’avant et blesse très grièvement l’autre. C’est une question de G, de décélération sur l’organisme.
Les morts sur autoroute sont la plupart du temps liées à un carambolage. On pourrait équiper tous les véhicules d’un émetteur récepteur dédié qui lancerait un signal d’alarme automatique aux voisins si le freinage a nécessité l’ABS et préciser la vitesse à laquelle le véhicule roule désormais, notamment s’il est arrêté. Ainsi les véhicules suivants auraient le temps de s’arrêter éventuellement avant le choc.