Votre lien fait, entre autres, référence aux interprètes simultanés. J’ai une grande admiration pour leur travail.
Je parle, lis et écrit couramment trois langues. Ma langue maternelle, le français ; l’allemand parce que j’ai fait une partie de mes études en Suisse ; l’anglais, car l’essentiel de ma carrière s’est déroulée dans un milieu largement anglophone. Mais je suis totalement incapable de faire des traductions simultanées.
Le plus drôle, en réalité, le plus navrant, c’est que ces snobs ne savent pas, la plupart du temps, l’anglais.
Par exemple, Macron, qui passe pour savoir l’anglais alors qu’il ne connaît, semble-t-il, que les quelque 600 mots du globish financier.
Je me souviens, il y a quelques années, en visite officielle en Australie, il déclare au premier ministre : « Thank you and your delicious wifefor your warm welcome, the perfect organisation of this trip ». Ce qui veut dire, lorsque l’on ne traduit pas littéralement, mais le sens : « Merci pour l’accueil chaleureux que vous et votre pouffiasse de femme¹ m’ont fait ».
Cela aurait pu faire l’objet d’un incident diplomatique, les Australiens et l’ensemble du monde anglophone ont préféré en rire. À cette occasion, Macron, voulant faire croire qu’il était « english fluent », s’est, une fois de plus, ridiculisé. .
1) Dans les banlieues, on aurait dit : votre femme qu’elle est bonne…