@Julien30 Ce n’est pas la gauche qui est responsable, mais les gens qui actuellement se prétendent de gauche et qui ne sont que des bobos, à l’affût de la moindre nouveauté qui peut les mettre en évidence (voir les 15 minutes de célébrité d’Andy Wahrol), et qui ne veulent que la prolongation de leur mode de vie personnel, fait essentiellement de modes idiotes à suivre (caste parfaitement bien décrite dans les années 1970 par la dessinatrice Claire Bretécher dans sa série des Frustrés, les « conformistes de l’anticonformisme »).
Tous gens bien loin des « hussards noirs de la République » qui avaient porté l’Éducation Nationale française à l’excellence qu’elle avait il y a une cinquantaine d’années. Hussards noirs qui, dans leur immense majorité, étaient vraiment de gauche.
Je peux témoigner de cette excellence, j’en suis un produit, c’est grâce à des instituteurs et institutrices, la plupart du temps de gauche (et pas des professeurs des écoles, qui se croient de gauche) que j’ai appris que le savoir se méritait par des efforts soutenus, et qu’apprendre ce n’est pas jouer mais du travail. Cela m’a permis, fils d’ouvrier, de faire des études supérieures.
Je ne peux que déplorer que l’éducation nationale, du modèle qu’elle était, soit devenue un repoussoir.
Vous venez de finir un master. Pensez-vous sérieusement partir dans l’éducation nationale pour un salaire misérable et des conditions de travail encore pires*, alors que, si vous avez bien réussi vous études, on vous fait des propositions avec des salaires 3-4 fois supérieurs ?
Alors, seuls postulent ceux qui ont plus au moins survécu au cursus des études en obtenant un diplôme par quasi miracle. Alors ne pas s’étonner du résultat.
.
.
* Avoir affaire à 30-35 garnements dont même les parents disent ne pas savoir comment « en faire façon ». Sans compter les parents (pas les mêmes) qui estiment que leur rejetons ont tous les droits, y compris celui d’insulter les enseignants. Ne parlons pas de l’irruption des superstitions religieuses à l’école.
Et tout ceci en étant constamment abandonné par la hiérarchie.
Je pense que vous ne comprenez pas ce que vous avez écrit : —— Une machine, que ce soit une machine à laver ou un ordinateur est
incapable d’exécuter un autre programme que celui pour lequel elle a été
conçue. ---
Au risque de me répéter, ce n’est pas l’ordinateur, ou la machine, qui est conçu pour exécuter un programme mais exactement l’inverse : un ordinateur est capable d’exécuter n’importe quel programme qui a été écrit pour lui
Et il peut exécuter n’importe quel programme écrit en langage évolué après que ce langage ait été traduit par un traducteur (ce que l’on appelle un compilateur) dans le codage spécifique de l’ordinateur donné.
. Quant à l’IA, une belle tarte à la crème qui permet de dire tout et son contraire à des bavards.
. J’ai écrit des programmes qui analysaient les photos sortant des chambres à bulles lors de collisions dans des accélérateurs de particules. Ces programmes triaient les photos susceptibles de contenir des événements intéressants. Ils faisait le travail d’une vingtaine de personnes. Est-ce de l’IA ? Non, c’est simplement une analyse statistique des trajectoires auquel on couple un dispositif d’apprentissage (un réseau neuronal, du niveau du TP de deuxième année d’un bachelor en info). Rien de bien sorcier et surtout pas vraiment d’intelligence. Mais cela fait rêver Margot et surtout, lorsque l’on est chercheur, parler d’IA, permet d’obtenir plus facilement des crédits.
Pareil pour la reconnaissance faciale (je n’ai pas travaillé sur ce sujet, mais je sais comment cela fonctionne). Il suffit de mesurer plusieurs dizaines de distances entre des points spécifiques d’un visage pour l’identifier. De nouveau de l’analyse statistique avec un dispositif d’apprentissage. .
Pour finir, je ne compare en rien avec des Turing ou von Neumann. Comme ingénieur de recherche à la retraite, j’ai eu le privilège de côtoyer et de travailler, indirectement, pour des Nobel de physique, et j’ai parfaitement conscience de mes limites et insuffisances. Je sais l’étendue de ce que je ne sais pas et je reste à ma place.