Pour illustrer cette approche différente du temps, je citerais Hồ Chí Minh, qui en 1946, voulait trouver un modus vivendi avec la France¹ : « Mieux vaut renifler cinq ans la crotte des Français que pendant mille ans celle des Chinois ».
Et les Vietnamiens ont supporté une trentaine d’années de guerre pour conquérir leur indépendance.
Et maintenant, si Nixon revenait, lui qui voulait ramener le Vietnam à l’âge de la pierre, il serait surpris par le Vietnam d’aujourd’hui : Une classe moyenne qui se développe rapidement, pratiquement pas de chômage, soins médicaux essentiels garantis à toute la population (soins de meilleure qualité qu’en France pour ceux qui peuvent payer, ma compagne en a fait l’expérience l’automne dernier), partout, on voit des grues et quantité de chantiers, autoroutes à 2 × 3 voies reliant les principales villes du pays, etc, bref, une fourmillière. En fait, ils appliquent la même énergie à construire leur pays qu’ils ont mis pour botter les Français, puis USA.
. NOTE 1) Espoirs que le furieux moine-soldat d’Argenlieu a réduit à néant en arrêtant une dépêche venant de Paris et en ordonnant le bombardement de Haïphong.
Ce sont des engins développés, en principe, pour des usages civils, mais appliqués à des considérations stratégiques, ils peuvent mettre à bas en quelques jours, les USA, l’Europe, etc. Ne pas oublier que les Chinois sont des maîtres du jeu de go.
@Spartacus Lequidam : « ...A faire cela c’est sa propre économie qu’elle bousillerait avant celles des USA.... »
Vous oubliez une chose, pour les USA, le long terme, c’est trois mois, la date des prochains dividende (en Europe, c’est une année).
Pour les Chinois, le long terme, c’est 10, 20 30 ans…, une, deux…, générations selon les cas. Ils sont capables d’accepter une perte à court terme (court terme au sens des Chinois), perte relative d’ailleurs, pour des bénéfices bien plus grands à long terme.
Les bénéfices étant que la très ancienne civilisation Chinoise, après un sommeil de 2-3 siècles, retrouve tout son éclat : l’Empire du Milieu, entouré de quelques peuplades barbares autour. Je caricature à peine.