@sarcastelle Je vous prend en flagrant délit de sexisme. Le bon sens est masculin, c’est la mauvaise sens qui est féminin. . Tout cela me fait penser qu’il y a en France un certain nombre de gens qui sodomisent les diptères. . Molière pourrait revenir, il pourrait nous faire rire avec une nouvelle pièce de la même veine que « Les Précieuses ridicules ».
On décrit souvent l’infarctus comme un coup de poignard.
Ce n’est pas ce que j’ai vécu, une douleur sourde qui s’apparente à une courbature, avec, en plus, de l’angoisse et de la transpiration, c’est tout, pas de douleur terrible ou de perte de connaissance.
Je pense qu’il est important de savoir qu’il peut y avoir des infarctus avec des symptômes différents. Et que consulter ne coûte pas grand chose et peut rapporter gros.
Je ne suis pas médecin, alors, conscient des limites de mon savoir, je ne vais pas me lancer dans de grandes théories, mais je vais simplement parler évoquer un cas que je connais : le mien.
Je n’ai jamais fumé de ma vie. Dans ma jeunesse je ne dirais pas sportif d’élite, mais sportif avancé, et j’ai toujours continué à faire du sport. À 75 ans, pas de tension (même un peu basse : 115 / 60), pulsations basses (60 sans effort, 50 au repos), bref, un cœur de sportif. Pas de diabète, pas vraiment de stress. Il y a 4 ans, un léger surpoids 74 kg pour 171 cm. Je me considérais en bonne santé. Impression confirmée par le médecin lors de mon check-up annuel. Il me signale simplement un taux trop élevé de LDL, il me suggère simplement de modérer ma consommation de produits laitiers et de manger noix et noisettes. À la suite d’une course en montagne, le lendemain, je me sens vaseux, avec une douleur sourde dans la poitrine et dans le bras gauche, a priori pas vraiment inquiétant, je pense qu’il s’agit de courbatures liées à la course du jour précédent. Le choses ne s’améliorent pas et je m’aperçois qu’en montant un escalier les symptômes augmentent, ce qui ne cadre évidemment pas avec des courbatures. Je prends la décision d’aller consulter. Lors de la consultation, ECG normal, pulsations normales, tension normale. C’est à l’analyse sanguine que le médecin s’aperçoit qu’il y a des enzymes de dégradation correspondant à une souffrance cardiaque. Hospitalisé rapidement, échocardiographie, angiographie, diagnostic : je fais un infarctus, 1 artère bouchée à 100 % et une autre à 80 %. Pose de 3 stents par voie artérielle, je m’en tire sans séquelle. À tel point, qu’après trois mois, lors d’une visite de contrôle chez le cardiologue, au vu de l’échocardiographie, il me dit « si je ne savais pas que vous avez fait un infarctus, je ne le verrais pas ».
Je n’avais strictement aucun facteur de risque à part l’âge et un excès de LDL. Alors, maintenant, je prends consciencieusement mon aspirine-cardio et mes 20 mg de rosuvastatine quotidiens. Lorsque l’on a passé près de la grande faucheuse, on ne remet pas en question le traitement que l’on prescrit.
Maintenant, après 4 ans, je me sens en pleine forme. J’ai changé mon alimentation au profit d’un régime de type méditerranéen : légumes, peu de viande rouge (mais il en faut), poisson, vin rouge tannique, etc. C’est en fait tout à fait savoureux, même si fromage, tartiflette et fondue me manquent, j’en mange toujours, mais bien moins qu’avant. Je fais un peu plus d’exercices physique, en principe 45 min à 1 heure de vélo par jour, lorsque le temps ne s’y prête pas, c’est vélo d’appartement ou, s’il y a de la neige, ski (j’ai la chance d’habiter à 1/2 heure des pistes).
J’ai perdu 6 kg et j’ai un poids normal compte tenu de ma taille. Pas d’effets secondaires dus aux statines, l’aspirine me fait saigner un peu plus en cas de blessure, mais rien de grave.
Mon taux de LDL est au plancher et celui de HDL élevé (rapport 3,7).
Voilà, je le répète, je ne suis pas médecin et je fais confiance à la médecine. Bien conscient toutefois qu’un cas ne représente pas un étude épidémiologique.