J’ai juste une petite question à vous poser. La grève des camionneurs a considérablement déstabilisé l’économie du Chili. Qui donc payait les camionneurs durant la grève, je vous rappelle que c’étaient à plus de 95 % des petits patrons et non pas des salariés syndiqués. Alors, comment ont-ils fait pour vivre sans aucun revenu avouable ?
Je vous remercie Victor de faire un article pour rappeler qu’il y a un autre 11 septembre.
Un 11 septembre dont les USA sont totalement responsables, ce n’est pas une quelconque théorie du complot, mais un fait historique et avéré par de nombreuses sources.
Un 11 septembre dont le bilan est sinistre, en bref : Ce jour là, un coup d’état au Chili, fomenté par la CIA, renversait le président Allende, élu démocratiquement.
Bilan, 2300 personnes mortes dans les jours qui suivent, 1 million
d’exilés, 17 ans de dictature militaire, une crise économique dramatique
dont le Chili a encore de la peine à sortir (merci M. Friedmann et les
Chicago boys), 30 % de chômage dans les années 1980, PIB réduit de plus
de 20 % et inflation à plus de 27 % durant les même années.
Bref, un exemple de libéralisme sans complexe grâce à l’intervention US.
.
Sur les quelques 230 ans d’existence des USA, il n’y a qu’une quinzaine d’années (en comptant large) où ils n’ont pas été en guerre ou impliqués dans une intervention à l’étranger.
Il semble que les USA n’arrivent pas à exister par eux-même, ils ont besoin de se définir CONTRE les autres.
C’est de toute façon une société extrêmement violente. Chaque année, il y a au moins 30.000 morts violente, par armes aux USA. Chaque année, il y a dix fois plus de tués que le 11 septembre 2001. En 15 ans, il y a eu 450.000 morts par armes aux USA.
Quelques exemples oubliés d’interventions US, pour être un peu concis, j’en ai enlevé beaucoup :
1846 : Mexique. A l’issue d’une guerre qu’ils avaient
programmées et provoquées, les États-Unis s’emparent de la moitié du
territoire mexicain. Ce territoire conquis s’appelle aujourd’hui : la
Californie, le Nevada, l’Utah, l’Arizona, le Nouveau-Mexique, le
Colorado (en partie).
1853-1854 : Japon. « Pland’ouverture du Japon » et expédition Perry qui conduit, avec les navires de guerre américains, à forcer le Japon à ouvrir ses ports aux États-Unis.
1893 : Hawaii. Sous couvert officiel de protéger les
vies et les biens des américains, cette intervention visa à mettre en
place un gouvernement provisoire sous l’autorité de Sanford D. Dole. Depuis Hawaii a été largement colonisé.
1898 : Cuba. Sous prétexte de libérer l’île de la
tutelle espagnole, les États-Unis s’installent et imposent une base
militaire, la possibilités d’investissements financiers américains et un
droit d’intervention dans les affaires intérieures du pays.
...
...
1946 : Philippines. Colonie américaine jusqu’à
l’occupation japonaise, les Philippines accèdent à leur indépendance en
1946 en concédant aux États-Unis un droit illimité d’exploitation des
ressources naturelles du pays au titre des dommages de guerre. Jusqu’en
1992 les États-Unis conservent 23 bases militaires et participent à la
répression des opposants communistes ou musulmans.
1947 : Grèce. Les États-Unis volent au secours de la
dictature de colonels mise en place par les britanniques et menacée par
la guérilla des gauchistes. Les États-Unis livrent 74 000 tonnes de
matériels militaires et d’armements et envoient 250 « conseillers » militaires sur le terrain, assurant ainsi la victoire des forces de droite en 1949.
1950 : Porto Rico. Les troupes américaines qui
stationnent en permanence écrasent un mouvement d’indépendance. Deux ans
plus tard, Porto Rico se voit accorder le statut d‘État libre associé
aux États-Unis.
1953 : Iran. Opération Ajax, un coup d’État orchestré
par la CIA est mené par l’armée et les grands propriétaires fonciers
après que les britanniques aient organisés le boycott des compagnies
pétrolières iraniennes suite à leur nationalisation en 1951.
Les États-Unis soutiennent pendant les 25 ans qui suivent l’homme fort
du pays, le Shah d’Iran. Celui-ci s’enfuira en 1978 devant le
raz-de-marée de la Révolution Islamique de l’ayatollah Khomeiney en
exil. Deux ans plus tard, en 1980, la guerre entre l’Iran et l’Irak sera
une aubaine pour les industries d’armements, notamment américaines.
1958 : Liban. Des milliers de Marines sont envoyés à
Beyrouth pour empêcher le renversement du gouvernement pro-américain et
protéger les intérêts américains dans la région.
1961 : Cuba. Opération Mongoose, armés et entraînés
par la CIA, plus de 1000 exilés cubains débarquent dans la Baie des
Cochons avec l’espoir de provoquer une rébellion contre le gouvernement
castriste en place très populaire. Le soulèvement n’a pas lieu, les
mercenaires sont rejetés à la mer, les États-Unis imposent un embargo à
Cuba.
1961-1972 : Vietnam. Pendant 11 ans, les États-Unis,
prenant le relais de l’armée française, utilisent tout leur arsenal
militaire y compris des armes chimiques pour venir à bout d’un mouvement
révolutionnaire nationaliste d’indépendance. La plus longue guerre dans
laquelle se sont embarqués les États-Unis causera la mort de plus
d’un million de combattants vietnamiens, quatre millions de civils et
près de 60000 soldats américains.
1961-1972 : Laos et Cambodge. Bien qu’officiellement
pas en guerre avec ces deux pays, les États-Unis y effectuèrent
d’incessantes attaques aériennes et d’innombrables massacres de
populations.
1961 : Congo. Assassinat du premier ministre Patrice Lumumba par les services secrets belges soutenus par la CIA.
1973 : Chili. Suite à la réforme agraire et aux
nationalisations, les États-Unis, par l’intermédiaire de la CIA et de la
firme ITT, fomentent un coup d’État militaire qui conduit à
l’extermination du président élu de gauche Salvador Allende. Des
milliers de morts, de femmes et d’enfants enlevés et torturés, et
l’installation de la dictature d’extrême-droite du général Pinochet
conseillé par la CIA.
1981-1988 : Nicaragua. Les États-Unis n’acceptent
pas la série de réformes que les Sandinistes du président Daniel Ortega
arrivés au pouvoir en 1979 engagent. Les États-Unis apportent leur
soutien aux Contras basés au Honduras. En 1986, le scandale de
l’Irangate révèle que le produit financier des ventes d’armes
américaines à l’Iran a servi a financer les Contras.
1986 : Les États-Unis sont condamnés pour « usage illégal de la force » contre le Nicaragua par la Cour internationale de justice de La Haye.
1994 : Haïti. Ayant occupé Haïti de 1915 à 1934 puis
soutenus les deux effroyables dictatures de François et Jean-Claude
Duvalier de 1957 à 1986, les États-Unis se montrent favorables au
renversement par coup d’État, en 1991, contre le dictateur Raoul Cédras
remplacé par le le président en exil Jean-Bertrand Aristide escorté par
22000 soldats américains. Parmi les militaires impliqués dans le coup
d’État, le colonel François qui a été formé, comme les dictateurs
latino-américains Noriega et d’Aubuisson, dans la même académie
militaire américaine. Trois ans plus tard les États-Unis interviennent
militairement pour remettre en scelle le président déchu.
1999 : Yougoslavie. Au mois de mars, sous l’impulsion
des États-Unis, l’OTAN bombarde le Kosovo et la Serbie ou s’opposent
l’Armée de Libération du Kosovo qui depuis 1998 mène des opérations de
guérilla et les forces de polices serbes qui, de leur côté, prennent en
otage les populations civiles. Des centaines de bombes à uranium
appauvri sont testées par les États-Unis.
2003 : Irak. Les États-Unis outrepassent les décisions
de l’ONU et envahissent l’Irak dans la nuit du 19 au 20 mars, avec le
soutien de l’Angleterre.
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Je m’arrête ici, l’actualité nous donne suffisamment d’exemples d’interventions US pour ne pas y revenir.
Ce jour là, un coup d’état au Chili, fomenté par la CIA, renversait le président Allende, élu démocratiquement.
Bilan, 2300 personnes mortes dans les jours qui suivent, 1 million
d’exilés, 17 ans de dictature militaire, une crise économique dramatique
dont le Chili a encore de la peine à sortir (merci M. Friedmann et les
Chicago boys), 30 % de chômage dans les années 1980, PIB réduit de plus
de 20 % et inflation à plus de 27 % durant les même années.
Bref, un exemple de libéralisme sans complexe grâce à l’intervention US.
Ce jour là, un coup d’état au Chili, fomenté par la CIA, renversait le président Allende, élu démocratiquement.
Bilan, 2300 personnes mortes dans les jours qui suivent, 1 million d’exilés, 17 ans de dictature militaire, une crise économique dramatique dont le Chili a encore de la peine à sortir (merci M. Friedmann et les Chicago boys), 30 % de chômage dans les années 1980, PIB réduit de plus de 20 % et inflation à plus de 27 % durant les même années.
Bref, un exemple de libéralisme sans complexe grâce à l’intervention US.