@sampiero Qui écrit : « T’a plus qu’à t ’inscrire pour un prochain voyage sur la lune. Cuit de chez cuit !
»
Et en plus, j’aime les Corses et la Corse, j’ai passé beaucoup d’excellents moment à discuter avec les habitants dans la montagne. Bref, irrécupérable, la lune, trop près, peut-être Proxima Centauri b, elle semble habitable et à 4,2 années-lumière ... . . Qui ajoute : « Un athée ne croit pas, un agnostique ne sait pas . Il doute. » Je pense qu’un athée croit qu’aucune divinité quelconque n’existe, c’est une croyance comme une autre. Je me défini comme agnostique, mécréant, je n’ai aucune croyance, quelle qu’elle soit, c’est hors de compréhension. De toute façon, si une transcendance existe (j’en estime la probabilité infime, voire nulle) elle est bien loin du « bon dieu »* barbu entouré d’anges voletant et jouant de la harpe. La vie est courte, je n’ai pas de temps à perdre avec des simagrées religieuses. Les religions, à mon sens, c’est l’invention de quelques malins qui ont trouvé le moyen de bien vivre sans trop se fatiguer. . . * Au fait, s’il y a un bon dieu, il doit y en avoir un mauvais ? Et s’il y en a un mauvais, pourquoi un bon dieu tout puissant l’aurais créé ? Par sadisme ?
Rien de religieux dans le confucianisme. Confucius était un « philosophe », qui a principalement travaillé sur l’organisation sociale. Tout comme Socrate, il n’a pratiquement pas laissé d’écrits, sa pensée nous est parvenue par les écrits de ses disciples.
Ce sont les occidentaux qui, parce qu’il y a des « autels » consacrés à Confucius et qu’y brûle des baguettes d’encens, qui en ont fait un « dieu ».
Il s’agit, à travers cet autel, d’honorer, de vénérer, sa mémoire, en aucun cas d’en faire une divinité. C’est un peu la même chose avec le culte des ancêtres au Vietnam. Chaque famille a, à la maison, un autel consacré aux ancêtres. on y brûle de l’encens, on y fait des offrandes (que l’on récupère ensuite), Il ne s’agit pas d’en faire des dieux, mais un moyen de les honorer, un moyen d’exprimer la transmission de la vie à travers les générations. . À propos du Vietnam, le nom de toutes les rues du pays ont été changées à l’indépendance et ont reçu un nom vietnamien. Seuls deux noms ont été conservés : il y a des rues Pasteur et des rues Yersin. Je voulais en venir à Alexandre Yersin, médecin, découvreur du bacille de la peste. À Nha Trang, ville du centre Vietnam où il a vécu et est mort, il y a un autel, et beaucoup de Vietnamiens viennent y brûler de l’encens et faire des offrandes. De nouveau, ce n’est pas pour faire de Yersin un dieu, mais pour honorer sa mémoire. Il faut dire que Yersin, disciple de Pasteur, a fait énormément de bien : il a créé l’institut Pasteur au Vietnam, introduit la culture de l’hévéa (pour financer l’institut et ses recherches), il soignait gratuitement (dans une lettre a sa mère, il disait : « je ne peux pas faire payer les gens, j’aurai l’impression de leur dire : la bourse ou la vie »), etc. .
Si vous allez au Vietnam, aux heures où le soleil tape, elles sont toutes totalement couvertes de la tête aux pieds. Mais les mêmes, dès que le soleil est caché ou à l’intérieur, sont en mini-jupe ou mini-short.
J’aimerais nuancer, ou compléter, vos propos concernant votre premier pilier. Plus que des réseaux d’intérêt, il s’agit d’une vielle, très vielle doctrine, elle a plus de 2500 ans : le confucianisme*. Le confucianisme règle l’organisation de la vie sociale selon des critères bien précis et cette organisation perdure, malgré les multiples changements intervenus au cours des siècles.
Elle forme le fond culturel de quatre pays : la Chine, le Japon, le Vietnam et la Corée. Pays qui, très schématiquement, ont une culture de base sinisée (tout comme l’Italie, l’Espagne, la France, une partie de la Suisse, de la Belgique, du Canada ont une culture de base latine). Le Myanmar, la Thaïlande, le Laos et le Cambodge ont une culture de base d’origine hindoue. La Mongolie est un cas à part, que je ne connais pas vraiment. À titre anecdotique, il est facile de différencier : les gens de culture sinisée mangent avec des baguettes, les gens de culture hindouiste mangent avec les mains et/ou des cuillères. Mais, tant Le Myanmar, la Thaïlande, le Laos ou le Cambodge ont été, quoique de base hindouiste, fortement influencés par le confucianisme. J’en veux pour preuve que la religion majoritaire de ces pays n’est pas l’hindouisme, mais le bouddhisme. . Pour en venir à votre deuxième pilier, de nouveau, c’est à mon avis, l’influence du confucianisme. Confucius accordait une très grande importance à l’instruction, dès lors, l’un des premiers devoirs des parents c’est de procurer aux enfants les moyens de cette instruction. Le réciproque est vrai, l’un des premiers devoir des enfants c’est d’apprendre et de respecter ceux qui savent. Et, comme l’école est l’un des premiers véhicule de l’intégration... . . * Contrairement à ce que beaucoup croient, le confucianisme n’est pas une religion. D’ailleurs, le bouddhisme est-il une religion (pas de dieu dans le bouddhisme) ?