Je crois que l’auteur n’a strictement aucune idée de l’histoire du Vietnam. Depuis plus de 2000 ans, les Vietnamiens s’opposent aux Chinois, parfois militairement par d’innombrables combats au cours des millénaires, le dernier en date est récent (1979), la Chine, après une invasion de territoires vietnamien s’est retirée avec de lourdes pertes (plus de 400 chars détruits), sans que l’armée vietnamienne régulière intervienne, c’est uniquement les milices locales, avec des pertes importantes, qui ont repoussé les Chinois.
La Chine est l’ennemi héréditaire des Vietnamiens, avec un rapport de population qui n’est pas à l’avantage des Vietnamiens, ceux-ci compensent en utilisant souplesse et diplomatie. En revanche, la colonisation française, puis la néo-colonisation US n’ont duré qu’environ 150 ans, c’est à dire un épiphénomène à l’échelle historique millénaire.
Pour reprendre une terminologie marxiste, pour les Vietnamiens, la contradiction principale n’est pas les USA mais la Chine. Il faut donc d’abord résoudre la contradiction principale, ensuite la contradiction secondaire. Alors, pourquoi ne pas recevoir les dirigeants US, tout en gardant une politique d’indépendance, après tout : « les ennemis de nos ennemis sont nos amis ». . Toujours dans une optique marxiste, le Vietnam, pays essentiellement agricole, n’est pas près, au sortir de la guerre américaine, à passer au socialisme, il faut passer l’étape de l’industrialisation et de l’accumulation capitaliste. Ceci ne peut se faire que sous une certaine oppression.
Qu’il y ait des dérives, cela n’est que trop certain : la corruption est la dérive la plus visible et la plus pernicieuse. Au Vietnam, elle a au moins « l’avantage » d’être « démocratique » : du plus petit enseignant d’école primaire au cadre dirigeant tout le monde y participe. Navrant sans aucun doute. A contrario, en France, la corruption est élitiste : les petits fonctionnaires sont en général honnêtes, mais au niveau du personnel politique ... . Je ne dis pas que je reprends cette analyse marxiste dans sa globalité, mais c’est en tout cas celle utilisée souvent par les Vietnamiens.
La misère a disparu. Le taux de pauvreté a passé de 58 % à 14 % en quinze ans.
Les Français seraient heureux si leur pays avait un tel « marasme » et 6,5 % de croissance annuelle et si la pauvreté diminuait plutôt que de croire et si la misère ne faisait pas son apparition sur le territoire français.
Autant je ne suis pas d’accord avec votre optimisme béat en faveur du nuke « civil », autant je partage votre point de vue sur la l’horreur potentielle qui peut se déclencher en Europe de l’est.
À souhaiter que, faute de Sanders, Trump devienne le prochain président des USA, c’est dire. Certes, il est férocement réactionnaire, mais aussi non interventionniste. Je pense qu’avec lui, ce ne serais pas la bride laissée sur le cou aux Dr Folamour de Washington. . Ce que vous dites à propos des aérosols a été dit il y a 30-40 ans sous le terme « hiver nucléaire » (voir : « https://fr.wikipedia.org/wiki/Hiver_nucl%C3%A9aire ».
Je ne suis pas anthropologue, et je n’ai pas de réponse à votre hypothèse de l’apparition de la violence. Mais cette hypothèse me parait séduisante et semble tenir la route.
Y a-t-il ici un anthropologue compétent qui puisse éclairer notre lanterne ?
@Jeussey de Sourcesûre Vous êtes un peu brouillé avec la chronologie.
En estime que la maîtrise du feu date d’environ 400.000 ans (début des hominidés). Vous nous parlez d’épisodes d’il y a 6.000 ans !
Le titre « guerre du feu » est, pour le moins, fausse.
On n’a, actuellement, aucune preuve, directe ou indirecte, que les premiers hominidés étaient violents, pas plus de preuve pour dire qu’ils étaient pacifiques.