L’énergie la plus écologique, c’est encore celle que l’on ne consomme pas !
Les économies d’énergie obtenues en isolant correctement les nouveaux bâtiments et en adaptant les anciens permettrait, sans aucun doute, d’arrêter quelques centrales nucléaires.
J’habite dans un climat relativement rude, proche de la frontière franco-suisse. Il y a trois ans, j’ai remplacé toutes mes fenêtres (qui étaient en double vitrage classique, non isolant) par des fenêtre en triple vitrage isolant. J’en attendais un retour sur investissement (de 12.000 € tout de même) en une vingtaine d’années. Or, expérience faite, je vais être remboursé en moins de 8 ans. J’ai pu pratiquement fermer un radiateur sur deux et avoir un niveau de confort encore supérieur, par suppression des zones froides autour des fenêtres. Ma consommation a passé de 13.000 kWh par année à 7.000 kWh, soit un gain de plus de 46 %.
Évidemment, tout le monde ne peut pas faire les investissements assez coûteux d’une telle transformation. C’est là qu’un État bien géré et soucieux de l’avenir devrait intervenir, par le biais de véritables incitations, telles que des réductions d’impôts, des prêts à taux zéro ou taux symboliques, etc. Bon, j’ai écrit État bien géré et soucieux de l’avenir, je ne me savais pas si utopiste !
Je ne sais pas si Copé est compétent. En revanche, même si je sais que l’on ne doit pas juger les gens sur la mine, je trouve qu’il a vraiment une sale gueule, et plus je vois de ses photos, plus il me semble que cela se dégrade.
@Onecinikiou, Vous faites preuve d’une parfaite malhonnêteté intellectuelle en mettant sur le même pied, charbon, voiture, etc.
Que le charbon soit responsable de la mort de passablement de gens, c’est un fait. Idem pour la voiture. Les morts dues au nucléaire n’ont jamais été vraiment comptabilisées essentiellement parce qu’il ne s’agit pas de mort instantanée ou dans les jours qui suivent (sauf cas d’irradiation massive) mais de morts insidieuses au cours des mois et années suivantes, quid de l’augmentation des cancers de la thyroïde ? Au surplus, le véritable danger ce n’est pas ces morts, fussent-elles de plusieurs centaine de milliers, cela reste anecdotique (navré d’être cynique). Le véritable danger, ce sont les déchets irradiés, dont la période de demi-vie atteint des dizaines, voire des centaines, de milliers d’années. Pouvez-vous garantir le stockage sûr de ces déchets durant tout ce laps de temps, avec tous les impondérables pouvant survenir ? Si vous répondez oui, cela démontrera que vous êtes d’une totale inconscience.
Ce danger, c’est l’extinction de l’espèce humaine, sans doute pas de la vie (elle en a vu d’autres au cours des centaines de millions d’années), par exemple, les scorpions résistent bien à des irradiations qui tueraient un homme en quelques heures.
Je veux bien vous accorder que le charbon, par augmentation de l’effet de serre, peut provoquer passablement de dégâts, mais cela est réversible . Le nucléaire, au contraire, est irréversible, une fois les déchets créés, ils sont là pour les centaines de milliers d’années dont je parle plus haut. Impossible d’en faire quoi que ce soit.
Je ne sais pas quelle est votre formation. En ce qui me concerne, ingénieur-chercheur, pas dans le nucléaire (dans un domaine fortement connexe, le génie électrique), j’ai fais assez de physique pour avoir une idée assez précise de quoi l’on parle, et, surtout, je ne suis liée en aucune façon avec le lobby nucléaire.
Onecinikiou lorsqu’il dit : "Le nucléaire serait beaucoup moins inquiétant et potentiellement
dangereux si, et seulement si, l’on récuse le modèle actuel de
développement socio-économique de (néo)libéralisation tout azimut,
notamment en provenance de la Commission non-élue de Bruxelles et sous
la férule du parlement (illégitime) européen." dit vraiment n’importe quoi !
Parce que Tchernobyl, jusqu’à preuve du contraire, n’était pas sous la coupe du néolibéralisme ni de la Commission de Bruxelles, et pourtant, la centrale a quand même explosé !
La dangerosité du nucléaire n’est pas liée à tel ou tel régime politique, mais à son essence même.