Si j’en crois le « canard enchaîné » de la semaine dernière (et je n’ai aucune raison de ne pas le croire), A. Pulvar aurait acheté une paire de lunettes pour 15.000 euros, en écailles de tortue* !
Plus de 10 mois de salaire d’un travailleur au smic pour une paire de lunette !
À coté, le bling-bling sarkozyste fait presque petit joueur, et pourtant, ce n’était pas triste.
Qu’a-t-elle donc entre les oreilles pour se livrer à de pareilles excentricités ? Du sable ? Du yahourt ? Est-elle à ce point si peu sûr d’elle-même que ce genre de comportement lui est nécessaire pour se sentir exister ? Sa vie intellectuelle doit être passablement vide.
Décidément, le personnel politique français actuel, il n’y en a pas un pour racheter l’autre. Tous à mettre dans le même sac. Ce n’est pas les habitants des villes qui ont connus la « gestion » FN qui me contrediront, dans ces villes on a eu droit également à un festival, pas tout à fait dans le même genre, mais pire si pire il y a : exactions, gros bras, passage à tabac, etc.
Alors, que faire ? Malheureusement, je n’ai pas de réponse.
* La tortue, un animal protégé, qu’en pensent les écolos ?
Sylvain Rakotoarison, je vous en prie, ne venez pas parler de PMF, sa vision politique était totalement opposée à toutes les calembredaines dont vous nous abreuvez article après article, commentaires après commentaires.
Effectivement, « On veut des chefs ... », un mot d’ordre typiquement facho, le doigt sur la couture du pantalon.
Je ne veux pas de chef, je préfère un président, je dis président en tant qu’emblème de l’exécutif (et non pas emblème du pouvoir). Un président élu de façon totalement démocratique*. Président qui anime, avec l’aide d’un premier ministre, un gouvernement qui applique les lois existantes.
Ces lois sont votées de façon indépendantes par une/des assemblée/s dont les membres sont élus démocratiquement* à la proportionnelle.
Un troisième corps, totalement indépendant des deux premiers, la justice, sanctionne les déviations faites par rapport aux lois. Un garde des sceaux, par exemple, appartenant à l’exécutif et ayant la main mise sur une partie de l’appareil judiciaire est totalement inacceptable*.
Vous voyez, nul besoin de chef, il s’agirait simplement de respecter l’article 16 de la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » datant de 1789. Article 16 qui stipule : "Toute société dans laquelle la garantie des
droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a
point de Constitution"
Bref, la France, qui a vu naitre Montesquieu, est incapable d’appliquer le B-A BA de la séparation des pouvoirs et la démocratie formelle (pour ne pas parler d’une réelle démocratie). . . . * Il y a passablement de choses à reprendre en France à ce sujet.
« ...en l’occurrence »free« ne signifie pas libre, mais gratuit !... »
Absolument pas, un logiciel libre peut fort bien être payant (heureusement pour moi, sinon j’aurais quelquefois mangé de la soupe à la grimace).
Un logiciel libre, ce n’est pas n’importe quoi sur le plan juridique, il est soumis à une licence (http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html). Ce qui caractérise le logiciel libre ce sont les quatre libertés fondamentales suivantes, l’aspect financier en est totalement absent :
1) La liberté d’utiliser le logiciel Cela me parait la moindre des choses. Si l’on a acquis un logiciel que l’on puisse l’utiliser sans contrainte.
2) La liberté de copier le logiciel Une fois que l’on a payé le logiciel et que son concepteur a été correctement rétribué, il n’y a aucune raison de payer pour faire des copies. Pour illustrer le vice fondamental des logiciels propriétaires, je vais prendre un exemple trivial. Imaginez un architecte qui a été payé correctement pour concevoir et construire un bâtiment. Maintenant, imaginez que cet architecte veuille pratiquer comme les éditeurs de logiciels propriétaire, il va alors demandez à chacune des personnes qui viennent dans le bâtiment une participation financière.
3) La liberté d’étudier le logiciel C’est important, imaginez que le concepteur d’un logiciel important pour vous décide de l’abandonner et de ne plus poursuivre son développement. Vous avez construit une partie de votre entreprise autour de ce logiciel et maintenant, plus personne, plus rien. Si vous avez la possibilité de voir comment le logiciel fonctionne, vous pouvez en reprendre la maintenance, ou, si vous n’avez pas les compétences nécessaires pour le faire, vous pouvez confier cette tâche à une personne qualifiée. Pour se faire, il est important de disposer du code source (le langage « humain » du logiciel). Un logiciel gratuit dont on n’a pas le source n’est pas un logiciel libre.
4) La liberté de modifier le logiciel et de redistribuer les versions modifiées Vous avez adapté le logiciel, vous l’avez perfectionné (parce que le logiciel respecte la liberté 3), vous pensez que cette modification peut rendre service à d’autres, alors, vous avez le droit de distribuer la version modifiée. C’est ainsi que la science, dans tous les domaines, progresse. Attention, la licence GNU, le copyleft vous interdit de « fermer » vos modifications. Du moment qu’elles modifient un logiciel sous licence GNU, elles reprennent automatiquement et obligatoirement cette licence.
Comme vous le voyez, la gratuité n’est absolument pas un constitutif des logiciels libres. Il est parfaitement possible d’être rétribué pour développer du logiciel libre,
En ce qui me concerne, je préparais une thèse et ma production était, de facto, dans le domaine public. Mais, plus globalement, la question libre ou pas ne se posait pas. Le
logiciel de base, compilateur essentiellement, les systèmes
d’exploitation n’existant pas vraiment, était livré d’office avec la
machine et, pour autant que je le sache, il n’y avait pas de copyright
dessus. Les gens qui développaient des applications le faisaient pour
l’entreprise pour laquelle ils travaillaient et ces applications
n’avaient pas vraiment de sens en dehors de cette entreprise.
J’étais, bien évidemment, en relation avec des universitaires (j’étais des leurs). En revanche, à cette époque, il n’y avait pas d’amateurs. Une fois ma thèse terminée, je n’ai fait plus que de programmer et développer du logiciel en matière d’informatique industrielle, pour finir ma carrière en enseignant la dite programmation temps réel dans l’école d’ingénieur qui m’avait accueilli comme étudiant.
Je vous rejoins totalement dans la défense du logiciel libre. Pour faire simple et rapide, j’estime que c’est totalement aberrant de breveter une contribution intellectuelle. Je vais illustrer cette aberration. Je suis un descendant de Pythagore (si, si, je peux le prouver, LOL), en tant que tel, je suis en droit de réclamer des royalties à tous les utilisateurs du théorème découvert par mon illustre ancêtre.
Ai-je programmé en amateur ? Amateur est un terme que je récuse, je suis un professionnel qui travaille, entre autres, dans le domaine du logiciel libre. Comme défenseur du logiciel libre, je participe activement au développement d’une partie de Linux, c’est ma grande fierté d’avoir mon nom listé comme contributeur et cela me paye largement des efforts que je fais (en fait d’efforts, c’est plutôt un plaisir).