@anti-oligarchie : on peut étudier bien des spiritualités et choisir celle qui nous convient, mais de là à déclarer qu’une spiritualité est meilleure qu’une autre, ou que toutes les autres, c’est faire œuvre d’une bonne dose de totalitarisme.
Pour information, les moines zen et les mystiques soufis ont bien des points en commun. Le Mesnevi de Djalâl Ud Dîn Rumi est, quant à lui, très proche des textes poétiques d’un Padmasambhava ou des chants de Milarépa.
Chercher ce qui rapproche est bien plus enrichissant que chercher ce qui divise.
Et jeter l’anathème sur une spiritualité, c’est faire de même contre le peuple qui l’a adoptée.
Mr Mélenchon sait être pertinent pour critiquer notre président et son gouvernement, mais il tombe parfois dans la critique systématique de la « vérité admise », ce que d’aucuns appellent « bien-pensance », qui est parfois aux antipodes de la vérité, mais aussi parfois juste.
Le cas des JO 2008 a fait beaucoup de mal et, alors que l’on aurait pu s’attendre à la défense d’un peuple opprimé par Mr Mélenchon, c’est plutôt à une justification de l’invasion chinoise que nous avons eu droit.
Dommage, cet homme est intelligent, il aurait pu trouver une autre tournure à sa comparaison pour qu’elle ne se prête pas à une analyse aussi grossière de « bernard do ».
Vous vous trompez, ce ne sont pas des races, mais des adaptations d’une seule et même, homo sapiens. On parle alors d’ethnies, de peuples ou de cultures. La « race jaune » n’existe pas plus que la « race blanche » ou « race noire ». Il s’agit, je le répète, d’ethnies d’origine mongole, caucasienne ou africaine.
L’autre race humaine récente, australopithèque, est désormais éteinte depuis plus de 4 millions d’années. Il y a d’ailleurs quelques preuves de mélanges avec notre race à une époque très reculée.
Le problème est que ni anti-oligarchie, ni Samir, ni Mme Segurane ne comprennent ni ne vivent les enseignements du Bouddha.
Le premier ne pense qu’en termes de révolte ou de souffrance. Combattre la souffrance est impossible tant que vous n’en avez pas découvert les germes, et c’est bien ce que propose le bouddhisme au travers des quatre nobles vérités (vérité de la souffrance, de l’origine de la souffrance, de la DELIVRANCE de la souffrance, et du CHEMIN pour arriver à cette DELIVRANCE). De plus, anti-oligarchie oublie l’immolation par le feu des moines vietnamiens lors de la guerre du Vietnam, les révoltes des moines tibétains contre l’oppression chinoise ou les manifestations des moines birmans. Evidemment, la non-violence n’est pas toujours très vendeuse de nos jours, et c’est bien dommage car c’est notamment grâce à cette méthode que Gandhi a fini par obtenir l’indépendance de son pays.
Le deuxième se base sur l’idée qu’un bouddhiste doit se faire du corps,
de la femme pour les hommes, et des hommes pour les femmes. Cette vision
est, sommes toutes, la même que celle de n’importe quel médecin. Les termes sont crus, mais c’est pourtant l’incroyable vérité du corps lorsqu’on regarde à l’intérieur.
La troisième n’a qu’une vision intellectuelle du bouddhisme et ne prend
que ce qui l’intéresse. Les méditations sur la souffrance et les
souhaits pour l’éveil de TOUS les êtres lui sont, osons le mot,
étrangers. Oser écrire des articles en n’ayant ni maître ni réelle progression sur le chemin de l’éveil, c’est comme parler du miel alors qu’on n’en a jamais mangé.
Un massacre n’est pas inférieur à un autre parce que le nombre de morts est moins important, faire ce genre de comparaison est particulièrement déplacé. Tout massacre est équivalent à un autre par la volonté de détruire qui le guide.
Quant à l’article, Mr Le Pen ne s’est pas déplacé sur un monument à la gloire du communisme, mais bien dans l’antre de l’extrême droite japonaise. Il est donc bon de rappeler l’ignorance qui sous-tend cette visite.