Le stalinisme n’est que le fruit de la culture russe, autoritaire universaliste , et du désir de pouvoir personnel de staline.
non c’est le fruit du communisme.
staline a mis en place un etat totalitaire pour collectiviser, écraser la réaction, sauvegarder le pouvoir révolutionnaire, imposer l’athéisme, déchristianiser, moderniser la russie, industrialiser la russie... c’était bien un coco.
Le fascisme est une culture autoritaire, hiérarchique, comme l’ancien régime.
bref tu t’es encore fais laminer (comme toujours et malgré tout tu continues de répondre ton kk) avec ta mauvaise foi crasseuse qui ne résiste pas aux faits.
sinon le régime de pétain était d’extrême-droite, mais en effet il avait des éléments de gauche avait beaucoup de mecs de gauche dans son gouv et les ultra-collabos (à différencier du régime de pétain qu’ils trouvaient trop mou) étaient à 80 % de gauche... les ultra-collabos étaient ceux qui dirigeaient des partis collabos et organisations paramilitaires collabos.
Le seul bémol au pouvoir patronal dans l’entreprise consiste en la création des Comités sociaux d’entreprise (CSE). L’Office des comités sociaux est chargé de la mise en place de ces comités et de convaincre patrons, cadres et ouvriers de leur utilité. L’historien Jean-Pierre Le Crom (directeur de recherches au CNRS) considère que ces comités « seront la seule véritable réussite de la Charte, du fait principalement de leur utilité sociale, notamment dans le domaine du ravitaillement27. » On les avait donc affublés du surnom de « comités patate ».
Selon le juriste Maurice Cohen (directeur de la Revue pratique de droit social), « Leurs attributions, purement sociales, excluaient toute immixtion dans la conduite et la gestion des entreprises. Les employeurs composaient eux-mêmes à leur guise ces comités »28, du moins à l’origine. Le principe de l’élection est ensuite valorisé et les membres du comité sont élus. Le directeur de l’entreprise préside néanmoins le comité.
L’historien du droit social Jean-Pierre Le Crom (CNRS) estime que « l’institution des comités sociaux d’entreprise va connaître un développement impressionnant. En 1944, entre 8 000 et 9 000 comités sont constitués, rassemblant 80 000 délégués et environ 200 000personnes dans des commissions spécialisées. Cette réussite s’explique avant tout par leur utilité sociale. Les cantines, les coopératives de ravitaillement, les jardins ouvriers permettent d’atténuer les effets dramatiques de la pénurie et les crèches et colonies de vacances de faire face à l’augmentation du travail féminin. Dans certaines entreprises, les dépenses sociales des entreprises par salarié, gérées par des commissions spécialisées des comités sociaux d’entreprise, peuvent représenter jusqu’à la moitié du salaire direct. Pour les employeurs, confrontés à la fixation autoritaire des salaires par l’État, il s’agit aussi d’un moyen détourné d’augmentation des rémunérations, nécessaire pour fixer sur place une partie des ouvriers attirés par les salaires nettement plus élevés offerts par l’organisation Todt, notamment dans les zones côtières. L’utilité des comités sociaux d’entreprise est si évidente que le commissariat aux Affaires sociales du GPRF envisage dès le début 1944, à Alger, de les pérenniser après la Libération. Malgré l’abrogation de la Charte du travail, la grande majorité d’entre eux continuera d’ailleurs à fonctionner jusqu’à la mise en place des comités d’entreprise. » 29
Les comités d’entreprise actuels, créés par l’ordonnance du 22 février 1945 vont bien plus loin que les CSE du régime de Vichy : ils donnent à la fois un droit de regard ouvrier sur les entreprises et des rôles économiques aux CE. Mais, pour leurs activités sociale, ils sont les héritiers des CSE. Selon le juriste Jean-Marie Bergère, avec les Comités sociaux d’entreprise, « se trouve l’origine des activités sociales et culturelles de nos CE contemporains, au service d’une vision paternaliste de l’entreprise »30.
Par la première loi hospitalière du 21 décembre 1941, le régime de Vichy bouleverse l’hôpital, avant elle, théoriquement, réservé aux pauvres (l’hospice), en un établissement moderne ouvert à tous. Selon un article de la revue Vacarme : « L’ouverture des hôpitaux à l’ensemble de la population rencontre une sanction juridique à travers la loi hospitalière du 21 décembre 1941, fondatrice de l’hôpital « toutes-classes ». Désormais, l’hôpital se recentre sur la figure du malade et se déleste de celle du pauvre42,43. » En contrepartie, l’hôpital ouvert à tous devient payant en fonction des moyens du patient (trois catégories en plus de la classe des indigents), une évolution notamment possible du fait du développement de la protection sociale.
La loi de décembre 1941 classe les types d’hôpitaux sur le territoire national (centre hospitaliers régionaux (CHR), généraux (CHG), etc.) ouvrant la voie à la notion d’organisation rationnelle de l’offre de soin sur le territoire.
La loi de 1941 réorganise l’hôpital qui est devenu une personne morale, autonome, de droit public. Sa direction est confiée à un directeur d’hôpital. Il lui est adjoint une commission médicale consultative, aujourd’hui CME (commission médicale d’établissement), composée de médecins, chirurgiens ou pharmaciens des hôpitaux élus par leurs collègues pour traiter des questions strictement médicales (décret du 17 mai 1943)44. La loi crée également les services hospitaliers, par type de maladie.
Le décret du 17 avril 1943 définit les statuts de médecins hospitalier (chefs de service, internes, externe, etc.)45.
Dans les faits, la situation des établissements, dégradée avec la guerre, est cependant très difficile. Le Dr Chaouky écrit : « Il y a de nombreux taudis hospitaliers, à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, et le chantier de la rénovation des hôpitaux en France est immense45. »
L’État français crée l’Institut national d’hygiène (INH) (loi du 30 novembre 1941), établissement public, inspiré des National Institute of Health américains (NIH), et doté d’une double mission scientifique de santé publique au service du secrétariat d’État à la santé et à la famille : une mission de recherche biologique en laboratoire et une mission d’information au moyen d’enquêtes sanitaires. L’INH remplace l’Institut de recherche d’hygiène fondé un an auparavant à l’initiative, et sous la codirection, de la Fondation Rockefeller et du professeur André Chevallier. L’INH est divisé en quatre sections : la nutrition (notamment infantile, fondamentale et prioritaire en ces temps d’occupation, et qui permettra de sauver de nombreuses vie malgré les carences alimentaires résultant des privations engendrées par les spoliations Allemandes), les « maladies sociales » (tuberculose, alcoolisme, syphilis, cancer), l’hygiène (qualité de l’eau, médecine du travail…) et l’épidémiologie. André Chevallier, fondateur de l’institut, en est le premier directeur (avec l’assentiment de la Fondation Rockefeller, institution devenue persona non grata en métropole et dont les chercheurs quittèrent la France en juin 1941, mais avec qui il restera secrètement en contact durant la guerre) 40,41.