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Annie

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  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
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Derniers commentaires



  • Annie 29 août 2009 18:58

    Dans le comptage de l’espérance de vie, en plus du mode de vie et des soins, il ne faut pas oublier la prévention. Qui est rarement si ce n’est jamais assurée par les associations bénévoles, mais par les services publics.



  • Annie 29 août 2009 12:23

    @George,
    Vous vous souvenez sûrement de la crise du Niger en 2005. Au plus fort de la crise, alors que MSF se trouvait sur le terrain seul depuis des mois et avait tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises, un grand rassemblement en marge du G8, la coalition Make Poverty History tenait son plus grand rally, avec Kofi Annan, Bono, Geldolf, etc. Pas une seule fois les intervenants n’ont prononcé le mot Niger, et aucun n’était présent dans ce pays. Ils sont ensuite intervenus sous la pression de l’opinion publique. Lisez l’excellent dossier constitué par MSF sur cette crise. Remarquez aussi l’évolution du langage : on ne parle plus de famine mais d’insécurité alimentaire, de protection des marchés, de soutien aux moyens d’existence. Le choix des mots est important en cela qu’il conditionne les objectifs d’interventions, à savoir on ne soigne plus la malnutrition mais l’économie. Il n’y a aucun complot, seulement un virage idéologique de la part des ONG, dans leur choix et leur cible d’intervention. 



  • Annie 28 août 2009 22:15

    Zen,
    L’organisme auquel vous faites allusion est purement une organisation de développement. Comme vous le dites, rien de spectaculaire, un travail de longue haleine et un mandat bien défini. 
    Les ONG dont parle l’article sont devenus des multinationales. Il s’agit aujourd’hui de confédérations, éparpillées à des endroits stratégiques du monde, Genève, New York, Bruxelles, dont le budget pèse plus lourd que celui de certains pays africains, qui ont leurs entrées dans la plupart des antichambres des gouvernements et qui se frottent à Bill Gates, les émirs saoudiens ou Gordon Brown. Les salaires de leurs dirigeants ne sont pas mirobolants, mais leur influence l’est, et ce que l’article montre très bien est que certaines promeuvent des politiques de libéralisation économique, mais non pas ouvertement en préconisant la privatisation des services publics, car elles en sont revenues (exemple privatisation des services d’eau financée par le gouvernement britannique en Tanzanie : un échec cuisant) mais en encourageant la formation de partenariats publics privés. La théorie étant les services publics doivent rester sous le contrôle de l’état mais qu’ils « peuvent » être éventuellement gérés par des entreprises privées.



  • Annie 28 août 2009 20:03

    Ils deviennent des cibles lorsque l’armée américaine entre autres mais pas exclusivement balancent des colis de vivres des avions. Il devient difficile ensuite pour les populations concernées de faire la distinction. Pendant ce temps, les dirigeants des ONG dînent en bonne compagnie à Davos.



  • Annie 28 août 2009 15:42

    Je n’accepte pas tout dans votre article mais il est salutaire parce qu’il aborde les vraies questions. Je relève quand même une grande contradiction, très courante. C’est le fait de vouloir s’attaquer aux racines des problèmes qui a poussé les ONG humanitaires à se jeter dans les bras des politiciens et à instrumentaliser leur action. Certaines grandes ONG ont abandonné le principe de neutralité, et privilégient certaines causes par rapport à d’autres et malheureusement aussi certaines solutions. L’action humanitaire a toujours navigué en eaux troubles, mais jamais autant que maintenant. 
    Certaines ONG comme MSF ont défini très strictement leurs champs d’intervention et respectent le mieux à mon avis le principe de No Harm. Les autres désormais majoritaires voient l’action humanitaire comme un moyen parmi d’autres d’atteindre certains objectifs de développement. Et elles jouent pour cela sur la confusion des rôles.
    L’action humanitaire a besoin d’être redéfinie pour redevenir ce qu’elle était au départ : un modeste geste de solidarité, limité dans le temps, divorcé de considérations politiques et subordonné à nulle autre considération que celle de sauver des vies. Un pansement sur une jambe de bois peut-être, mais un pansement quand même.
    Une autre question que vous n’abordez pas en détail est celle de leur légitimité :
     1) à intervenir dans des politiques gouvernementales (de leur pays ou des pays d’opération)
    2) à privilégier les revendications de certains groupes aux dépens des autres. Il est intéressant de noter que bon nombre d’entre elles ne soutiennent pas les mouvements de base légitimes comme des syndicats.

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