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Annie

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Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
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Derniers commentaires



  • Annie 14 août 2009 12:26

    C’est ce qui fait tout le charme d’une radio comme Nostalgie.
    J’aimerai quand même rappeler qu’à chaque fois que les plus grands sont mentionnés, Brassens, Brel, Ferré on a tendance à oublier Barbara, qui elle aussi a eu un succès populaire avec une chanson qui ne l’était pas moins, mais toujours magnifique à écouter, et à réécouter : l’aigle noir. http://www.dailymotion.com/relevance/search/barbara+aigle+noir/video/xged6_barbara-laigle-noir_music



  • Annie 13 août 2009 19:36

    Au bout du compte, il est plus facile de s’attaquer aux fonctionnaires, avec lesquels les comparaisons sont plus directes qu’à des gens qui gagnent dix ou cent fois plus, ont plus de privilèges, mais dont l’expérience est hors de portée. La haine du fonctionnaire, elle nait surtout d’un manque d’imagination. 



  • Annie 13 août 2009 15:59

    @George,
    Merci de votre réponse. Mon argument s’est un peu perdu dans le vif du débat, mais mon allusion au Rwanda était que beaucoup de gens ont été traumatisés par les événements qui s’y sont passés mais que pour des raisons culturelles ou au nom du fameux esprit plutôt macho qui s’exprime ici, à savoir qu’un vrai homme (parce que sans vouloir généraliser ce sont plus souvent les hommes qui ont tendance à réagir ainsi) doit pouvoir surmonter ce genre d’épreuves ou pouvoir oublier etc., ont refusé le soutien psychologique qui leur était proposé et souffrent toujours de séquelles, flashback, dépression etc. Admettre un traumatisme est considéré trop souvent comme un signe de faiblesse, et c’était contre cette sigmatisation que je m’élevais, parce qu’elle est contre productive.
    Les cellules de crise me paraissent une réponse inadéquate avec des effets pernicieux, mais il s’agit d’un autre débat.



  • Annie 12 août 2009 21:37

    Krokodilo,
    je ne défends aucune profession, seulement des gens qui peut-être auraient eu moins de difficultés à demander de l’aide s’ils n’avaient pas eu l’impression d’être inadéquats en le faisant. Les hôpitaux sont remplis de gens souffrant de stress post traumatique. Il ne s’agit pas seulement de vétérans de guerre, mais de gens dont l’expérience dépasse notre entendement. Est-ce si difficile à comprendre ?
    Je suis parfaitement d’accord pour condamner cette propension à demander réparation, mais pas au dépens de ceux qui légitimement pourraient le faire mais ne le font pas justement à cause de leur traumatisme. 
    Là je m’adresse à George qui me répondra, peut-être ou pas. La raison pour laquelle je suis en colère contre George est qu’il se trouvait en avril 94 au même endroit que moi d’après ses témoignages. Et je ne comprends pas comment il peut nier, minimiser ou relativiser des souffrances psychologiques, que ce soient celles des expatriés ou des « indigènes ». Elles sont toutes aussi valides les unes que les autres, mais il ne s’agit pas d’un concours, et il n’y a que des perdants.



  • Annie 12 août 2009 18:26

    Devant un tel consensus, je suis obligée de préciser ma pensée. Il est possible de condamner la judiciarisation de la société sans pour cela vouloir minimiser l’impact d’événements traumatiques. La psychologie est un sujet sur lequel chacun a son opinion. Personne ne se risquerait à conseiller à un cancéreux de prendre de la giroflée pour se soigner. Par contre, il est tout à fait séant pour n’importe de juger que les victimes de traumatismes psychologiques sont des moules qui ont oublié de passer par le stade incontournable de l’oubli pour guérir. Je suis sure que des gens comme Primo Levi ou Bettleheim apprécieraient s’ils étaient encore de ce monde. On ne peut pas préjuger de l’impact d’un traumatisme psychologique, ni des capacités d’adaptation et de récupération des gens, surtout dans des situations extrêmes. 
    Je faisais allusion à l’obusite, parce qu’il me semble en lisant tous ces commentaires que les mentalités n’ont pas tellement évolué, et que si l’on ne fusille plus aujourd’hui les gens qui souffrent de troubles psychologiques, du moins en les minimisant on les extermine par le mépris.

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