Il y a très peu de monnaies arvernes au Mont-Beuvray. Par contre, la part des monnaies séquanes est très importante. Les Séquanes étant asservis par Arioviste, rien d’étonnant à ce qu’ils soient contraints de financer ses expéditions guerrières.
Dans la phrase de César décrivant le mur gaulois, (début de 7-23) « aggere » pourrait-il être traduit par « petites pierres » plutôt que par « terre » ? Recouvrir de terre des poutres en bois comme le propose la traduction classique me semble être le meilleur moyen de les faire pourrir à vitesse accélérée. Et même d’un point de vue défensif, quel intérêt d’insérer des poutres dans un talus en terre ? Une palissade ornant le sommet du talus serait plus logique. Il y a quelques années on parlait de 20000 habitants au Mont-Beuvray, aujourd’hui c’est 5000 et demain ?
Précédant l’agglomération, un sanctuaire à la fonction mal définie a été bâti dès le 3ème siècle avant J.C. au sommet du Mont-Beuvray.
Comme Augustodunum, Bibracte désignait déjà peut-être à la fois la ville d’Autun et la citadelle de Mont-Saint-Vincent comme peut le laisser deviner le préfixe « bi ». Bibracte pourrait-il être la contraction de « Bi-Briga » (la double forteresse) ? Que le Mont-Beuvray soit appelée « Montagne de Bibracte » dans ce contexte serait assez cohérent.
Aux confins des départements du Rhône, de la Loire et de la Saône-et-Loire, plusieurs localités autour de Chauffailles portent le qualificatif de « sur Dun » : Mussy sur Dun, Chassigny sur Dun, Montagne de Dun...
Dun devait être l’ancien nom de la rivière Sornin. C’est peut-être cette rivière qui est représentée sur la carte de Peutinger entre Roanne et Mont-Saint-Vincent.
La voie Dubis devait remonter la Dheune jusqu’à Mont-Saint-Vincent, descendre l’Arconce jusqu’à Charolles puis piquer au Sud vers le Sornin avant de déboucher sur la Loire par Charlieu. Cet itinéraire peut paraître un peu tortueux mais il s’explique bien si les Arvernes tenaient les deux rives de la Loire, contraignant les Eduens à prendre des routes plus en retrait.
Aujourd’hui le terme le plus approprié pour désigner le rôle de Lyon à l’échelle de la Gaule sous l’Empire Romain, c’est celui de préfecture. La capitale de la Gaule, c’était Rome à qui étaient destinés les impôts. Mais cela n’empêche pas que Lyon ait été la principale puissance économique ségusiave et cela peut-être même avant la conquête.
Lyon est la ville symbole de l’expansion du christianisme en Gaule, ce qui explique pourquoi Julien l’Apostat siègeait à Vienne. La question est de savoir quand les Eduens se sont convertis au Evangiles.
Je me suis emmêlé les pinceaux entre les lieues et les mille dans mes commentaires précédents. A la place, veuillez lire ce qui suit :
Je crois qu’avec le Forum Ségusiave on se retrouve exactement dans le même cas de figure que pour Augustodunum qui désigne la citadelle de Mont-Saint-Vincent sur certains itinéraires et la ville d’Autun sur d’autres comme vous le montrez dans le chapitre « Augustodunum » de l’Epée Flamboyante.
Les 16 lieues séparant le Forum Ségusiave de Lugdunum correspondent au trajet entre Saint Laurent de Chamousset et Lyon. Par contre, les 9 lieues séparant le Forum et Aquis Segeste correspondent au trajet entre Feurs et Saint-Galmier. De même, les 14 lieues entre le Forum et Mediolano correspondent à la distance entre Feurs et Pontcharra sur Turdine (lieu-dit le Miolan ). Pontcharra/Mediolano est bien distante de 22 lieues de Roanne/Rodomna.
Tout colle à condition de voir le Forum Ségusiave à la fois dans Feurs (la ville de plaine) et dans Saint-Laurent de Chamousset (la citadelle des hauteurs, future place forte des Comtes du Forez). Fourvière (ou le Mont-Verdun ?) est pour Lyon l’équivalent de Taisey pour Chalon, c’est la citadelle qui protège la ville et non celle qui chapaute l’ensemble du territoire de la Cité.
Il serait sans doute intéressant d’appliquer un raisonnement semblable avec les binômes Saint-Paulien/Le Puy en Velay et Javols/Mende.
Moins connu que Yakobher, il y avait aussi un pharaon appelé Yakobaam. Il porte le même nom de roi « Sekhaenré » que Cherek/Salitis, ce qui fait penser qu’il pourrait s’agir du même individu. Salitis était un prédécesseur de Yakobher, ce qui va tout à fait dans le sens d’un Jacob biblique représentant une dynastie comme Minos en Crète.
Les scribes effectuaient sans doute leur travail avec le plus grand sérieux mais étant donné que les contraintes de l’exode ont dû imposer de n’embarquer que le minimum d’archives et qu’ensuite le peuple hébreu a connu moult péripéties ; on peut quand même s’interroger sur la quantité réelle de documents à leur dispositions. Les dates données par Manéthon et le Papyrus de Turin divergent parfois énormément sur la longueur du règne des pharaons (peut-être que l’un évoque des clans et l’autre des rois-individus ?).
Manéthon place explicitement l’Exode sous un Amenophis (CA XXVIII). En me basant sur les datations C14 de la destruction de Jéricho, je le plaçais jusqu’alors sous Amenhotep 1er juste après la défaite des Hyksos à Sharuen. Le problème est que l’Exode parle d« une longue période » concernant l’exil de Moïse à Madian. A l’échelle d’un clan, cela doit se compter en décennies voir en siècles.
Amenhotep II qui succède à Thoutmosis III est l’Amenhotep dont les dates de règne se rapprochent le plus de la date de l’Exode donnée par la Bible. Mais un Exode à cette époque où l’Egypte était à son apogée parait bien improbable.
Le règne d’Amenhotep III s’il est plus récent d’un siècle par rapport à la date de l’Exode donnée par la Bible est cependant très intéressant. Il y a par exemple une lacune complètement inexpliquée dans les archives royales de son règne entre l’an 11 et l’an 35.
23 ans de silence et Manéthon dit que le Pharaon de l’Exode s’est réfugié au sud de l’Egypte pendant 13 ans. N’y aurait-il pas là une simple erreur de transcription ? Autre élément troublant, le devin. Chez Manéthon le devin de l’Exode s’appelle Amenophis fils de Paapis et de l’autre côté, le vizir d’Amenothep III se nommait Amenhotep fils de Hapou (Hapis en grec).
C’est à l’époque d’Amenhotep III qu’apparaissent les Shasu de YHW dans la correspondance entre l’Egypte et Canaan. Et quelques années plus tard, Akhenaton lance le culte du dieu solaire unique...