Le problème de fond est que les archéologues ne se posent pas la question du pourquoi de la localisation de tel ou tel site. Se contenter de systématiquement qualifier un site de « stratégique » parce qu’il s’y trouve de nombreux vestiges encore visibles (et souvent connus de longue date) ne nous mène nulle part.
Les Gaulois du second âge du fer vivaient dans des conditions matérielles très proches de celles des Francs/Français du Moyen-âge. Qu’est-ce qui fait qu’un emplacement était stratégique (sur le plan commercial ou militaire) à une époque et ne l’était plus à la suivante ?
Le Mont-Saint-Vincent ne dominait pas déjà la côte chalonnaise à l’époque celtique ?
La Montagne de la Serre n’était pas déjà la rampe idéale pour contrôler à la fois la plaine de la Limagne et la zone de plateaux au pieds des volcans d’Auvergne à cette même époque ?
Au Moyen-Orient, des villes se sont déplacées au gré des changements de cours des fleuves, rien de tel dans nos contrées.
« Pourquoi , il n’a pas dit » Et je reviendrai ? »
Sans doute pour ne pas alerter Isaac. Prise au pied de la lettre, cette histoire n’est effectivement pas très intéressante. Maintenant, si à la place de « Dieu » vous lisez « le clergé héliopolitain » et que derrière les figures d’« Abraham » ou « Isaac » vous devinez des clans aristocratiques, elle devient nettement plus passionnante. Toute l’épopée des Hyksos est résumée dans le Pentateuque. On assiste des siècles durant aux manœuvres du clergé d’Héliopolis qui cherche à la fois à maintenir sa puissance en Egypte vis à vis du Pharaon et à contrôler ses frontières asiatiques en recrutant des « mercenaires » mésopotamiens. Le pire danger étant que ces mercenaires s’allient avec les autochtones cananéens.
Oui mais pourquoi met-il pied à terre juste avant ? Si Mahomet avait fait charger son unité d’élite de cavalerie, il en aurait forcément pris la tête. « Tout est perdu, fors l’honneur ». Il aurait été inconcevable que le commandant en chef lance ses ultimes troupes et reste à l’arrière dans une telle situation. A Alésia, César lui-même menait la contre-attaque.
Donc si Mahomet descend de cheval juste avant le combat, cela signifie que tous les cavaliers qui l’entouraient ont fait pareil. Voir leur chef et sa garde rapprochée se jeter à pied dans la bataille comme de simples fantassins a totalement remotivé le reste de l’armée musulmane.