Oui, justement parce que la région a été colonisée par les Chaldéens de Babylone plusieurs siècles auparavant. C’est le même phénomène que pour les Galates d’Anatolie rencontrés par Paul longtemps après l’expansion gauloise.
Chronologiquement, l’hypothèse chaldéenne ne me convainc pas. Les Chaldéens renversent Assur et s’emparent des ports du Levant vers -600. Aucune trace d’une grande expédition chaldéenne vers la Méditerranée Occidentale à cette époque où les Grecs s’installent à Marseille. « Keltoi » est peut-être tout simplement un nom autochtone.
Concernant Héraklès, il est assez de surprenant de constater que le lion de Némée dont la peau protégeait le héros, était issu d’Orthos, le chien de Géryon (descendant de Méduse) qu’Héraklès vaincra au cours de ses travaux.
Comment ce « lion » engendré sur les rives de l’Atlantique a-t-il atterri à Némée en Grèce ? Il s’agit sans doute là encore d’une allégorie désignant une troupe militaire particulièrement efficace. C’est sans doute cette troupe qui a guidé et aidé Héraklès à vaincre Géryon.
Je fais référence à l’assemblée annuelle des représentants des cités gauloises qui se réunissaient chez les Carnutes puis à Lyon après la conquête romaine. La centralisation du pouvoir en Gaule/France s’amorçait déjà à cette époque ! Bien sûr, l’Etat central n’a pris réellement le dessus qu’à la fin du Moyen-âge mais le processus remonte à loin.
Si par « identité ethnique » l’auteur veut parler des valeurs collectives majoritairement partagées au-delà justement des identités politiques individuelles, nul ne peut nier que sans elles, il n’y a pas de projet politique possible.
La création de la France par la royauté est un mensonge colporté aussi bien à gauche qu’à droite. Les Gaulois avaient déjà une assemblée et donc la conscience d’un destin commun au même titre que les Grecs. La Gaule n’était certes pas un Etat-nation mais les prémices étaient déjà là bien avant Clovis.