Le « problème » de votre démarche est qu’elle cherche à donner du sens à l’Histoire face à des gens qui prétendent au contraire l’aseptisée (c’est sans doute pour cela qu’ils considèrent agoravox comme un torchon) et s’acharnent à vouloir la décomposer brique par brique (d’où leur allergie au mortier de chaux ) sans chercher à en avoir une vision globale. Untel cherche en Auvergne, untel en Bourgogne, untel étudie l’Age du Bronze et l’autre l’Age du Fer. Chacun son petit pré carré où il règne en maître et tout le monde est content. Et vous arrivez là dedans en prétendant tout relier...
Concernant le Crest, j’attire votre attention sur la très intéressante citadelle d’Albon, ancienne capitale militaire des comtes-dauphins du même nom. La configuration des lieux (actuelle Tour d’Albon) est très similaire à celle du Crest sur la Montagne de la Serre : une montagne serpentiforme barrant la vallée du Rhône dans un cas et celle de l’Allier dans l’autre.
Autre point commun, le nom de « Dauphin » que se sont donnés les seigneurs des lieux . Il faut se rappeler qu’à l’origine « Delphyne » désigne le serpent monstrueux vaincu par Apollon à Delphes où la montagne est aussi serpentiforme. Le choix de ce surnom de Dauphin par les comtes d’Albon sans doute férus de culture classique est donc directement lié à la configuration de leur forteresse. Et lorsqu’une Marquise d’Albon épouse le Comte d’Auvergne, c’est tout naturellement que son fils, seigneur du Crest, réutilise le nom de Dauphin.
Si Albon était la capitale militaire du Dauphiné, il y a donc de très fortes chances pour que le Crest ait été celle de Basse-Auvergne et qu’il faille y situer la forteresse de Gergovie.
Concernant l’île de l’Atlantide, c’est peut-être la Sicile. Platon situe l’Atlantide à une époque très lointaine bien avant Héraklès. La Sicile était le point de passage obligé entre Méditerranée Occidentale « barbare » et Orientale « civilisée ». A l’époque des premiers navigateurs phéniciens, vers -2700, la Sicile représentait le bout du monde. Bout du monde qui sera ensuite déplacé à Gibraltar après la fondation de Carthage.
Concernant Bibracte, il est incompréhensible que les archéologues n’aient pas encore compris que des sites comme le Mont-Beuvray, Corent ou Javols sont des capitales administratives et religieuses mais aucunement militaires ou commerciales. Ces sites ont des durées d’occupation intense relativement courtes (quelques siècles) parce que leur emplacement n’est justement pas stratégique. Il a répondu à un intérêt précis pendant une certaine période (sans doute parce que situé plus ou moins au centre du territoire du peuple qui l’a bâti) où les forteresses étaient désormais trop petites pour accueillir ces fonctions et les villes commerçantes pas encore assez développées.
Le jour où on découvrira en Saône et Loire un site semblable à celui du Mont-Beuvray, quels arguments restera-t-il à ses défenseurs pour y place Bibracte ?
Le peu que l’on connaît des chrétiens orientaux (eux-mêmes se donnaient d’autres noms comme ébionites ou nazaréens) nous viens des descriptions faites par des auteurs chrétiens romains qui les considéraient comme des hérétiques. Si l’un de ces groupes ne reconnaissait pas la crucifixion et la résurrection de Jésus, je serais curieux de savoir quel auteur de l’époque en parle.
D’une manière générale, il me semble que la puissance arabe pré-islamique est largement oubliée dans les ouvrages traitant de cette période. La thèse générale est qu’en gros, sans l’Islam les Arabes ne seraient rien. Or, c’est sans doute juste à l’échelle de la Méditerranée mais faux à celle du Croissant Fertile. Les Arabes étaient déjà la puissance montante de la région depuis plusieurs siècle à l’époque de Mahomet. Les Nabatéens en sont l’exemple le plus connu. Ils ont donc été familiarisés très tôt avec la religion nazaréenne/chrétienne naissante sans parler des liens très anciens du Judaïsme avec la péninsule arabique. Et les Esséniens étaient justement installés aux limites des zones de domination juive et arabe.
La construction européenne est l’unique raison de vivre du centre-gauche depuis sa capitulation en rase campagne face à l’ultra-libéralisme mondialisé. C’est pour cela qu’il s’y accroche comme un désespéré. Il n’a rien d’autre à défendre.