D’un point de vue strictement militaire, le fait que le Crest puisse être évité en contournant le Puy de Monton par l’Est ne pose pas problème ? Le Puy de Monton n’est-il pas mieux situé pour boucher complètement l’axe nord-sud ? Quand on suit la vallée de l’Allier, on est obligé de passer soit entre Monton et le Crest ; soit entre Monton et Corent. Corent et le Crest peuvent être court-circuités mais pas Monton.
Les athées et les croyants ont au moins un point commun : celui de refuser de replacer les écrits religieux dans leur contexte. Ces livres sont complètement dépassés aujourd’hui (encore que, pas totalement) mais ils ont fait leurs preuves en leur temps.
Notre République manque cruellement de merveilleux.
En fait, je pense que votre hypothèse cananéenne et mon hypothèse égéenne sont toutes les deux justes. A chaque époque on retrouve les deux éléments :
- Atlas (anatolien ?) est chassé à l’Occident de la mer Egée par Zeus : début de l’« Empire » atlante - Les Gorgones phéniciennes de Céto/Dercéto arrivent à leur tour en Occident : guerre entre Gorgones et Atlantes - Persée tue Méduse qui survit à travers Chrysaor puis Géryon - Héraklès tue Géryon (monstre à trois têtes)
Les ressemblances des noms sont des indices précieux mais ils ne peuvent à eux seuls prouver un lien entre deux peuples. On pourrait ainsi de la même manière rapprocher les Leuques des Lukkas d’Anatolie ou les Parisiens du Troyen Pâris.
Pour revenir aux Philistins, on peut se demander si à l’image des Hébreux d’Abraham, ils’agissait de mercenaires crétois recruter par les Egyptiens pour garder leurs côtes. Ils vénéraient la déesse Derceto à queue de poisson dont le nom rappelle fortement le monstre marin Céto de la mythologie grecque, mère des Gorgones. Cependant ils n’étaient pas les seuls, ce culte s’étendait à toute la côté phénicienne.
Pour ce qui concerne la linguistique mon raisonnement est simple : les langues qui se rapprochent le plus des langues celtes sont les anciennes langues dites italiques (dont le Latin). Je suppose donc que les colons proche-orientaux qui se sont imposés en Gaule et en Italie venaient de régions relativement proche l’une de l’autre si ce n’est la même (Troie ?). Il est vraiment dommage que nous n’ayons pas de traces écrites des Troyens (point commun qu’ils partagent avec les Gaulois d’ailleurs).