Si les Gaulois, les Romains ou les Grecs n’avaient pas cru en leurs nombreux dieux, le culte des saints chrétiens n’aurait pas connu un tel succès. Les douze apôtres ont succédé aux douze dieux olympiens. La vierge Marie a remplacé les anciennes déesses-mères.
Mais il y avait une écriture gauloise. La Gaule n’était que faiblement centralisée (avec une assemblée des cités gauloises qui ne devait guère être plus influente que celle des Nations Unies aujourd’hui) mais il faut comparer ce qui est comparable. L’Italie avant la conquête romaine était encore moins centralisée que la Gaule. Les textes latins nous sont parvenus essentiellement parce qu’ils ont été retranscrits de générations en générations. On retrouve certes pas mal d’inscriptions latines sur des bâtiments et des stèles mais l’essentiel de l’écriture se pratiquait sur des supports périssables en Italie comme en Gaule.
Les cités gauloises étaient tout aussi centralisées que celle de Rome avec leur Sénat et leurs magistrats dans les domaines législatives, juridiques, militaires, religieux etc... Les cités gauloises avaient même une taille bien supérieures à celles de leurs homologues italiennes. Les cités arverne ou éduenne étaient aussi vaste que l’ensemble des cités du Latium ou de l’Étrurie. Du point de vue de la superficie, l’équivalent de la cité italienne, c’était le pagus gaulois.
Disons qu’il y a 7 milliards de perceptions partielles de la vérité. D’après ce que nous montre l’Archéologie elle-même, les techniques n’ont pas beaucoup évolué en Gaule entre le Second Age du Fer et le milieu du Moyen-Age, notamment dans le domaine militaire. On peut donc raisonnablement penser que les citadelles des Gaulois de -52 se trouvaient aux mêmes emplacement que celles des Francs mille ans plus tard. Étudier l’histoire des citadelles médiévales même si elle est fort complexe, est donc un bon moyen de repérer les plus importantes citadelles gauloises.
Il n’est pas impossible que les auteurs des Evangiles aient été influencés par la façon dont a été divinisé César après sa mort mais la comparaison s’arrête là. La Galilée s’appelait ainsi sans doute parce que des mercenaires galates ont dû s’y installer. D’ailleurs ne serait-ce pas aussi à eux que Paul s’adresse dans son épître aux Galates ?
Il y a eu quelques trouvailles archéologiques au Crest. Elles ne prouvent pas qu’il s’agit de Gergovie mais cela démontre au moins que quand on cherche, on trouve.
A Bourges, on peut espérer qu’on découvre un jour un rempart de terre, bois et pierres sèches semblable à celui du Mont-Beuvray. S’il existe, ce rempart doit ceinturer une surface beaucoup plus large que le rempart dit gallo-romain. On se rendra alors encore mieux compte à quel point ce rempart sommaire ne correspond pas à celui de la bataille et que c’est bien le rempart dit gallo-romain qui a été l’objet des combats acharnés décrits par César.
La différence entre le niveau technologique atteint par les Gaulois au second âge du fer et ce qu’on nous présente comme étant leur architecture ne choque personne ???