L’État peut-il réellement demeurer neutre face à des idéologies religieuses internationalistes et anti-démocratiques pour qui il est un obstacle ? La neutralité de l’État face aux grands monothéismes n’a pas plus de valeur qu’avait celle de la Belgique face à la France et à l’Allemagne. J’en suis même à me dire que le Président de la République devrait être le chef de tous les clergés et que les prêtres devraient être sous le contrôle des Préfets. Puisque les religieux veulent étaler la religion sur la place publique, c’est l’occasion de nous en saisir et de la mettre sous tutelle. On a voulu chasser la religion par la grande porte en 1905, elle est revenue par la fenêtre.
J’« aime » bien les scientifiques croyants. Il démontrent par leur seule existence que vouloir distinguer croyance et savoir comme le prône l’Éducation Nationale est une foutaise monumentale. La seule chose qui nous agite en ce bas-monde, c’est la conviction. On agit, on parle, parce qu’on est convaincu. Vouloir distinguer croyance et savoir est une voie sans issue, c’est comme déclarer forfait face à son contradicteur, il n’y a pas de débat. C’est même quelque part très méprisant.
Tous les chrétiens n’étaient pas trinitaires surtout aux Proche-Orient. Vu son lieu de résidence, il y a de fortes chances pour que Bahira ait été un ébionite.
Le culte des reliques, ce n’est pas de la déification ? Les saints qu’on prie contre tel maladie ou dans l’espoir de tel évènement, ce n’est pas de la déification ? Les statues de la vierge qu’on balade d’un bout à l’autre de la ville, ce n’est pas de la déification ? Les esprits occidentaux s’accordent mal avec l’idée d’un dieu unique. C’est peut-être dû à l’environnement naturel à la végétation foisonnante aux antipodes du désert d’Orient.
Gilgamesh, Héraklès ou Persée avaient aussi valeur d’exemples en leur temps. Si cela peut vous faire plaisir, ils n’étaient que des demi-dieux.
Ce ne sont quand même pas les Musulmans qui ont fabriqué la pierre de météorite de La Mecque. Ce site avait au moins déjà une importance religieuse avant son islamisation. Peut-être était-il connu sous un autre nom. Dans la Bible aussi, on trouve des anachronismes dans la désignation de certains noms de lieux ou peuples, ce qui n’empêche pas que ces lieux ou ces peuples existaient mais sous un autre nom.