« Qui a fondé Luzy ? Le mont Beuvray. Qui a fondé, construit, l’oppidum du mont Beuvray dont les traces caractéristiques celtes/chaldéennes ont été relevées par Garenne ? D’après les archéologues, le mont Beuvray témoigne par ses vestiges d’une occupation très ancienne. »
On trouve des traces remontant au Néolithique au Mont-Beuvray mais la fondation de l’agglomération et de ses « remparts » est beaucoup plus récente, aux environ de -120.
A la question : D’où venaient les fondateurs de l’agglomération du Mont-Beuvray ? Je réponds : de la citadelle de Larochemillay. De même que les fondateurs de l’agglomération de Corent venaient de la citadelle du Crest. Idem dans le pagus de Roanne avec l’oppidum de Joeuvres et la citadelle de Saint-Jean-Saint-Maurice.
Ce qui n’empêche pas que les Arvernes ou leurs alliés aient pu s’en emparer.
Si comme vous le pensez les Boïens se sont implantés dans le secteur du Beuvray, (j’y placerais plutôt les Ambivarètes) c’est à mon avis Larochemillay qui a été assiègée par Vercingétorix.
Il est fort possible qu’après l’abandon du Mont-Beuvray Luzy ait récupéré ses fonctions de chef-lieu politique. Par contre, je demeure sceptique sur le caractère militaire du Mont-Beuvray étant donné qu’on n’y trouve aucune forteresse médiévale.
Le Mont-Beuvray n’était sans doute qu’une capitale politico-religieuse de pagus ou de cité, comme Corent, Chateloy, Antoune, Joeuvres et tous les oppidums de grande superficie du même type.
Ces sites ont été abandonnés soit peu après la conquête des Gaules soit vers 300 lors des réformes de Dioclétien.
On peut supposer qu’au début les capitales politico-religieuses se trouvaient dans les citadelles. Ensuite, par manque de place, on les a déplacés sur des sites plus vastes à proximité. C’est particulièrement flagrant dans le cas de Joeuvres/Saint-Jean-le-Puy et de Chateloy/Hérisson. Enfin, après la conquête romaine, les capitales politiques ont été fusionnées avec les capitales économiques (Clermont, Chalon, Autun etc...)
Le Mont-Beuvray devait être la capitale politique d’un pagus dont la citadelle était la Rochemillay.
En tous cas, il est risible de situer Bibracte dans le Morvan.