Ce rapport Attali est nul. La preuve ? Il n’a même pas proposé la suppression de l’isf, cette débilité bien française que le premier ministre espagnol socialiste a décidé de jeter à la poubelle de l’histoire fiscale...Ben oui, nous serons les derniers et les "riches" de chez nous iront dopé la croissance de chez les autres !
Attali est un expert en idées générales et mais hélas que de cela. Des idées générales ne permettent jamais de règler un problème particulier qu’on ne peut connaitre qu’en y étant impliqué et génèrent le plus souvent des effets pervers. Un exemple, celui des notaires que je connais un peu : les solutions qu’il propose ont déjà été mises en oeuvre en Hollande, à savoir la déréglementation tarifaire notamment. Passé l’enthousiasme pour cette prétendue idée géniale, les Hollandais ont vite déchanté : bazar généralisé au point que le gouvernement se demande comme y mettre de l’ordre, et comme toujours, effet pervers oblige, les plus aisés en ont profité en raison de leur pouvoir de négociation plus grand à cause des plus grands chiffres en jeu, alors que les autres en ont souffert puisque leurs opérations sont moins ou peu rentables, voire déficitaires. Un principle avait été détruit : le notaire assure un service public où les opérations rentables compensent celles qui ne le sont pas, permettant ainsi un meilleur accès de tous à ce service. J’ajoute, pour ceux qui seraient tentés de dire n’importe quoi, qu’en gros la rémunération des notaires est de l’ordre de un pour cent.
J’ai vu le film hier soir. C’est de l’opéra made in hollywood : c’est bien fagoté, lisse, joliment fabriqué mais rien de génial. La musique serait gentillette pour une comédie musicale à faire avaler par le tout venant. J’imagine ce qu’en auraient fait Verdi, Puccini ou Janacek ! Ici rien ne s’envole : les voix n’ont pas d’ampleur, les duos sont à peine esquissés, la partition banale, fade, même si on sent le métier. Transformer un sujet aussi dramatique en opérette est une idée pour midinette Lorsqu’à l’opéra (le vrai) l’action s’arrête pour faire place à la musique, tout le monde décolle de son fauteuil. Dans ce film, le soufflé retombe à chaque fois. Bref, dans ce type d’oeuvre, l’essentiel revient à la musique alors qu’ici elle est un handicap. On fail des films avec un scénario et des acteurs, des opéras avec de la musique sublime et des (vrais) chanteurs et combiner les deux n’est pas à la portée de tel ou telle, même (ou plutôt surtout) à hollywood.