Par crin-crin de second ordre, je désignais les oeuvrettes présentées dans ce concert traditionnel. Ce sont des petites formes qu’il faut savoir faire mousser avec goût alors que Welser-Möst les alourdit faute d’idées et de parti pris : c’est sans ferveur ni punch. Parmi ses assez nombreux enregistrements, je n’en ai entendu qu’un seul qui vaille par exception totalement le détour, Lulu de Berg. Un grand chef a un plus assez indéfinissable qui lui fait dominer la musique, hypnotiser l’orchestre et même un très grand comme celui de Vienne peut sonner de façon totalement différente selon la direction. Quant à la carrière des chefs d’orchestre, elle dépend hélas plus souvent de la toute-puissance des agents artistiques imposant leurs conditions aux éditeurs de disques, aux responsables de la programmation des concerts que de la qualité réelle de leurs poulains. Ici comme ailleurs, ne vous laissez pas abuser par les fausses valeurs...