Bravo Taverne pour ce nouvel article « classique ». Mais curieusement, vous ne compreniez pas totalement vos propos. Le menuet est une forme binaire à trois phrases : cela signifie qu’il comporte deux parties toujours constituées par trois phrases. Les deux parties sont toujours reprises. La première phrase se termine à la tonique ou à la dominante. La seconde phrase joue le rôle de développement et de second groupe d’exposition. La troisième phrase résout ou réexpose. C’est donc finalement une forme A-B-A. Et surtout vous n’avez cité que des menuets relativement secondaires et ainsi ignoré ceux du maître des maîtres dans ce domaine, je veux dire Joseph Haydn : il a su transfigurer leur aspect délibérément populaire pour en constituer une part entière de l’ensemble de l’oeuvre grâce à son puissance créatrice et son talent incomparable d’orchestrateur. Pour le constater, savourez (avec le reste, bien entendu) le menuet, par exemple, des symphonies n°s 97, 103...
Vous avez bien commencé, pourquoi ne pas s’émouvoir de la souffrance de l’animal (qui d’ailleurs disparaitrait sans corrida), encore qu’elle soit difficile à mesurer dans le cadre d’un combat (vous devez aussi vider vos glandes lacrymales à la vue d’un ring de boxe...). Et patatras, vous replongez dans l’ignorance épaisse avec la supposée culpabilité lors d’une mise à mort laborieuse : simplement elle rompt le charme esthétique d’une faena réussie et si ce n’est pas le cas les spectateurs signifient au matador de retourner au vestiaire. En bref, ce qui m’énerve, c’est l’accusation stupide de pur sadisme de l’amateur supposé assoiffé de sang...
Les amateurs de corridas ont peut-être des problèmes mentaux mais les anti (zentils) aussi ! Ces derniers ont la conviction que les pro prennent leur pied à la vue de la souffrance alors qu’il en est rien, du moins pour les connaisseurs : leur plaisir réside au contraire dans la beauté et l’élégance du geste et ils détestent une mise à mort laborieuse ou une pique trop appuyée, bref rien à voir avec la bêtise bornée de ceux qui croient savoir.
Demander une révision constitutionnelle ne serait pas bolchévique par la méthode mais par son but (finaaaaaaaaalllll !!!!!) et ce qui est certain c’est qu’un tel projet ferait pleurer de rire dans les chaumières hexagonales ! Ma vision de l’humain est peut-être triste mais totalement réaliste contrairement à vos propos tellement éloignés du cerveau reptilien du français moyen...