Bonsoir Fergus et félicitations pour vos pérégrinations musicales. Je ne sais pas où vous avez vu ou plutôt lu que je méprisais la musique « classique », moi qui, par exemple, suis un grand admirateur de J. Haydn..
Taverne, c’est fait et j’ai laissé un petit mot au clair de ma lampe. Une analyse détaillée d’une ou quelques oeuvres me parait indispensable car l’immense majorité n’est pas en mesure de percevoir le secret de leur beauté, pour preuve la pitoyable ratatouille qui régne sur les ondes. Impossible d’apprécier le goût d’une orange sans l’éplucher ! Lancez-vous donc...
Bonsoir Taverne, Pour ce qui est du sens de cette sonate, chacun laissera libre court à son imagination et d’aucuns y entendront de la musique pure, c’est à dire sans autre signification qu’elle même. On rapporte l’existence d’éditions (je suppose très anciennes) avec une armature en 4/4 et ce qui est certain, c’est que cet adagio est souvent interprèté trop lentement. Pour le reste, cette sonate pose notamment deux difficultés d’interprétation : l’usage de la pédale dans l’adagio, devant être gardée en permanence enfoncée d’après le compositeur, ne peut l’être ainsi sur les pianos modernes puisque le charme essentiel de cette oeuvre réside dans les vibrations sympathiques qui ne se produisent pas instanément mais augmentent avec le temps. Il faut une court instant pour les entendre totalement et en percevoir l’effet intégral. L’envoûtement provient ainsi du leger retard de la vibration des cordes à vide. L’autre problème de ce mouvement est le rythme pointé de la mélodie du soprano contre les triolets, signalés par vous, de l’alto : il faut savoir rendre la double-croche du soprano différente du triolet sans la raccourcir au point de la rendre très vulgaire. Il faut aussi conserver sans rupture le rythme à l’alto sans hésitation quand le soprano rentre en scène. Ces triolets doivent garder une régularité hypnotique et éviter tout retard sentimental dans la mélodie. Etc...
Félicitations Taverne pour ce bel effort mais je crains que vous ne réussissiez pas seulement ainsi à sensibiliser des lecteurs (ceux qui comme Fergus écoutent le classique comme Cloclo) et il est donc nécessaire qu’en plus vous fassiez une analyse d’une ou plusieurs oeuvres pour démontrer en quoi elles sont géniales, ce qu’ignore des oeuvres éternelles le commun des mortels. Ps je viens de découvrir votre topo sur une sonate de Beethoven et dès que j’aurai deux minutes, je vous laisserai un message sur quelques points particuliers soulevés.