De fait, la difficulté réside dans la mise en balance de cette beauté parfois sublime et le sort du taureau qui est cependant chouchouté avant l’arène et surtout n’existerait pas sans cela. Je voulais plutôt souligner que la corrida n’est pas un vulgaire plaisir sadique contrairement à l’avis sommaire des ignorants et c’est tellement vrai qu’un matador, effectuant une mise à mort laborieuse et pénible pour le taureau, se fait copieusement sifflé par l’assistance. Pour ce qui est de la décision du Conseil, elle est parfaitement fondeé en droit mais le comprendre suppose maitriser la matière. Votre allusion aux comptes de campagne relève d’une autre type de considérations dans un domaine qui n’a rien à voir.
Les économistes, qui méritent de porter ce nom, savent que la relance économique ne peut avoir lieu que si l’on baisse les dépenses sans augmenter la charge fiscale et bien entendu, on fait le contraire ! A vos prières...
Les ennemis de la corrida ont la réaction habituelle de ceux qui ignorent tout du sujet : ce n’est pas le simple plaisir de voir martyriser et mourir un animal mais un art d’une grande beauté lorsqu’il est pratiqué à un haut niveau et le Conseil Constitutionnel n’a pas censuré car la corrida ne porte pas atteinte à un droit constitutionnellement garanti, CQFD.