Tonton, pourquoi tu tousses plus ? Tiens, j’en profite pour complèter ma réponse. Si le cas le plus fréquent est deux enfants, le total des abattements dans notre cas de figure est de 125 000 euros pour chacun d’eux, ce qui rend totalement fausse votre prétendue proportion. D’ailleurs comment faites-vous pour dire que chacun des enfants profite de l’abattement « supplémentaire » à hauteur de 12 500 euros. Décidémment, vous ne comprenez rien à rien...
Eh bien voilà la démonstration faite, vous êtes un vrai socialiste puisque vous avez la compréhension à retardement. Je vous rappelle, mais vous ne savez pas mieux me lire que le CGI, que j’ai expliqué, à torpiller mon clavier de fatigue, que j’évoquais le cas d’un enfant unique ayant bénéficié d’une donation de plus de dix ans qui profitait alors d’un abattement global de 150 000 euros soit deux fois moins et non pas trois fois qu’avant 2007. Je n’ai jamais écrit que c’était une solution générale mais très fréquente qu’on peut évaluer à une à deux fois sur cinq, ce qui est loin d’être rien. Je suppose que vous vous êtes documenté depuis car si vous possèdiez le sujet vous auriez tout de suite compris mes propos. Et comme, faute d’avoir le sens du ridicule, vous vous êtes pris pour mon prof, je peux vous ranger définitivement dans la catégorie des Lecoq qui feraient mieux d’aller à la pêche plutôt que d’écrire sur des sujets qui les dépassent...
Dernière tentative pour tenter de vous aider à comprendre même si l’on sait que les socialistes mettent du temps à piger les réalités. L’article 779 du CGI prévoyait un abattement de 50 000 euros par enfant et l’article 775 ter un abattement global de 50 000 euros sur l’actif net successoral, raison pour laquelle je l’ai appelé « supplémentaire ». D’ailleurs ce second abattement posait quelques difficultés d’application lorsque les bénéficiaires présentaient des disparités d’imposition (Fallait-il l’appliquer proportionnellement aux droits successoraux des intéressés même si certains d’entre eux n’étaient pas imposables ou au contraire le ventiler entre les seuls imposables). Comme quoi, avant d’exposer un sujet aux autres, il est conseillé de se déniaiser soi-même au préalable...