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aquad69

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  • aquad69 20 avril 2007 11:24

    Cher Professeur Steffen,

    car vous êtes bien professeur, n’est-ce pas ?

    Il me semble que vous avez tout de même oublié d’intégrer une chose dans vos formules :

    C’est l’indice d’évasion à l’étranger de capitaux, sous telle ou telle rubrique comptable ou banquaire et le taux d’hémoragie des revenus de notre activité économique que celà représente.

    Sans compter le discount de notre patrimoine, cette braderie systématique d’entreprises nationales de notre pays aux fonds de pensions internationaux, les « Zinzins », sous prétexte de privatisations, pendant les vingt dernières années.

    Rien que celà devrait disqualifier aujourd’hui tout candidat se présentant comme « l’héritier » d’un de ces gouvernements...

    Cordialement Thierry



  • aquad69 20 avril 2007 11:03

    Bonjour Philippe,

    à propos d’une vision « familiale » de la politique, il faut mentionner les thèses sociologiques d’Emmanuel Todd, qui interprètent nos tendances à nous rattacher à tel ou tel parti politique par un rappel subliminal du « type » de famille à laquelle nous appartenons.

    Je ne saurais vous dire dans lequel de ses titres ça se trouve, mais ses livres devraient vous intéresser...

    Cordialement Thierry



  • aquad69 20 avril 2007 10:49

    Re,

    là-dessus, au delà de cette définition, je suis d’accord avec vous et votre article :

    il existe assurément un certain masochisme chez l’électeur...

    Cordialement Thierry



  • aquad69 20 avril 2007 10:42

    Bonjour Yann,

    juste une petite remarque à propos du « syndrôme de Stockholm » :

    On peut imaginer que celà existe, en tant que théorie psychologique.

    Mais dans la pratique de l’actualité « politique », il existe une toute autre interprétation possible :

    C’est tout simplement que les otages, ayant été retiré d’un cocon culturel limité, d’un milieu de concepts et de réflexions définis par leurs médias habituelles qu’ils n’avaient jamais réellement quitté de leur vie, se sont retrouvés au contact direct d’une autre réalité : ils sont sorti du cadre, et ont eu accès à un autre point de vue, celui de leurs ravisseurs.

    Ce contact direct, et la révélation que les « autres », même dans le rôle de ravisseurs, sont aussi des êtres humains et des congénères, a pu faire voler en éclat le seul argument qui puisse justifier notre foi en nos système de vie modernes : la diabolisation systématique et permanente de tout ce qui est à l’extérieur de notre « terrier-monde » culturel, qui nous est administrée à longueurs de journées par tous les canaux possibles et imaginables.

    Et c’est ainsi que ces otages nous reviennent parfois avec un point de vue qui a évolué et qui est devenu différent du nôtre.

    Il est tout à fait caractéristique qu’en face d’un avis différent et d’une interprétation des choses qui diverge du sien,la seule réaction envisageable de la part du système moderne soit de le considérer comme dû à une pathologie psychologique.

    La vérité est aujourd’hui chez nous la chose la plus subversive et la plus suspecte qui soit, et celui qui a pu en être infecté doit évidemment être soigné au plus tôt par tous les moyens possibles !

    Cordialement Thierry



  • aquad69 19 avril 2007 12:38

    Bonjour Bernard,

    intéressant article, avec lequel je me trouve des affinités.

    Le système économique libéral et ses contraintes matérielles sont une réalité, mais le fond du problème, à mon avis, est dans la représentation, dans l’image, que se fait l’humain moderne de lui-même et de son cadre social, et comment l’Etat les conçoit. C’est dans l’imaginaire des gens qu’est le vrai champs de bataille.

    Cad dans l’identité humaine, identité de genre, telle qu’elle est définie aujourd’hui : non pas « qui » nous sommes, mais « ce que nous sommes ».

    Jean Claude Kaufman, dans son essai sur l’identité humaine, se pose entre autre la question de savoir où est passé le lien social qui existait jadis entre les humains, et il constate que ce lien a été capté à sa création par l’Etat ; mais, plus que celà, c’est notre identité même que cet Etat a capté dans nos Etats-Nations modernes, car le « citoyen » ne saurait plus prétendre seulement exister indépendamment de cet Etat.

    En vérité, même si avant la lettre, la révolution française était déjà fondamentalement communiste dans son essence ; elle était la victoire du principe du collectif, au nom du bien public, sur l’image humaine « royale », ancienne et totalement déconsidérée par la déchéance de la cour.

    Mais, quelque part, la déconfiture de cette image d’une nature humaine autonome, « royale », s’est étendue à chacun d’entre nous aujourd’hui :

    D’humains autonomes, sujets à nous-mêmes et aux autres, dans un Monde naturel qui nous fournissait notre subsistance, nous sommes devenus usagers, citoyens d’un Etat dont nous dépendons à tous niveaux.

    Ce statut de « citoyen », présenté comme valorisant car source théorique des droits civiques, est en réalité un statut de mineur en face de l’Etat, de mise sous tutelle de l’humain par la « majorité » et le bien public, représentés par cet Etat.

    Et c’est ainsi que l’être humain, corseté dans cette tunique de Némésis qu’est la citoyenneté, a aujourd’hui pour premier devoir de s’adapter à tous les changements de conditions de vie décidés par ce système, d’en accepter « avec enthousiasme » toutes les règles, même celles qui sont en opposition avec sa propre nature : il doit en permanence faire passer sa conformité de citoyen et d’employé avant ses particularités humaines.

    Et s’il échoue, la faute lui en revient ; là, comme vous le remarquez dans votre article, le « péché » du mauvais citoyen permet de dédouaner la société étatique de toute responsabilité vis à vis de lui, et même bientôt d’envisager, pour le bien de tous, une « reprogrammation », qu’elle soit chimique ou génétique...

    De nos jours, la chose la plus subversive, la plus étrangère dans cette société, ce qui fait « tache », n’est-ce pas de plus en plus la nature humaine elle-même ?

    Et si beaucoup de gens réagissent devant l’aspect inhumain de certaines « chasses à l’immigré », n’est-ce pas parcequ’au fond d’eux-même il se ressentent comme tout aussi étrangers à ce système, et qu’ils voient dans cette obligation universelle de conformité que nous subissons tous une chasse aux particularités et aux valeurs humaines ?

    Amicalement Thierry

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