Travailler plus pour gagner plus ? La forme même des pyramides d'Egypte, nous enseigne que les ouvriers, et ce dès la plus haute antiquité, avaient développé une tendance naturelle à en faire de moins en moins.
Le nez qui s’allonge... Signe d’une volonté de domination phallique ? Veillons tout de même à ce que cet appendice ne s’hypertrophie pas trop. Sinon, à la prochaine conférence de presse de l’Elysée, Martinon serait obligé de partir jusqu’à banlieue pour presser les points noirs. Lui qui ne va jamais plus loin que Neuilly quand il ose s’éloigner du perron de l’Elysée. Le pauvre... Ca lui ferait un choc.
Le Figaro et le Point soutiennent la politique de Nicolas Sarkozy ? C’est un scoop ? Moi je reste critique, pas forcément partisan.
Et si "modèle réduit" vous choque disons que Nicolas Sarkozy est une parfaite "homothétie" de Bush (sans préciser de rapport), et que cela m’inquiète (une des propriétés fondamentales de l’homothétie étant que l’image d’une droite est une droite parallèle).
Pour être plus précis, je sais ce qu’auraient fait Chirac, Bayrou ou un socialiste (hors Kouchner) en cas de guerre en Iran. Je ne sais pas ce que décideraient Sarkozy et Kouchner, ni même si nous serions consultés par référendum sur ce type de sujet.
Mais d’ici là, un démocrate sera probablement élu à la maison Blanche. Vivement 2009 !
C’est vrai qu’avec Sarkozy on se répète toujours un peu car quel que soit le sujet, il le traite de la même façon. J’entends les discours des commentateurs, des citoyens, à la télévision, à la radio, hormis quelques fidèles de sa barque, c’est assez unanime... On en fait vite le tour du style Sarkozy, de ses ficelles...
Cela n’empêche pas qu’il soit sain et utile de continuer à dénoncer, chacun avec nos arguments, le popularisme de notre président, l’illusion de cette "urgence de modernisation" de la France ou ce pressant et subit besoin d’une politique de civilisation (on croirait entendre Dick Cheney parlant de la "Vieille Europe"’). Comme si rien n’avait été fait avant lui.
En général, mon expérience professionnelle m’a appris à me méfier des "patrons" qui, dès leur nomination :
1) Crachent sur leurs prédécesseurs (on n’a rien fait, faut tout changer de façon urgente, les autres étaient tous des bons à rien, ils ont laissé filer ceci, cela, etc., etc.),
2) Changent le mode de calcul des indicateurs de performance (calcul du taux de chômage, calcul du PIB, évaluation des politiques publiques).
Ce genre de vélléitaires, passée une courte période d’esbroufe, j’en ai jamais vu aucun de bon et d’efficace.
Je vous laisse à votre réjouissant "La grande victoire de Nicolas Sarkozy c’est avant tout la médiocrité du PS et de Me ROYAL". Si vous ne lui trouvez que ce titre de gloire, c’est un bien petit mérite et un bien navrant bilan si ça devait rester le seul.
Vous avez raison sur un point. En Afrique, Kadhafi est un leader spirituel et politique. Il y est vénéré. Achetés à coup de pétro-dollars la majorité des chefs d’état Africains lui sont redevables (hors Deby ou Bongo). Depuis des années, l’influence de la France en Afrique s’est effondrée au rythme où celle de la Libye augmentait.
En l’invitant à Paris, on lui a donné une tribune, on a permis à Kadhafi de nous mettre clairement le nez dans notre mouise. Il ne s’est pas gêné.
Le problème n’est pas de savoir si Kadhafi est un dictateur, un humaniste ou autre chose (chacun a son opinion), mais de savoir comment nos fabuleux énarques ont-ils été assez naifs ou présompteux pour penser une seconde contrôler un vieux renard comme Kadhafi ? On a rien vu venir et il nous a ridiculisé.
Quand on invite le renard dans le poulailler, on ne s’étonne pas qu’il nous mange une poule sous le nez. Même sans être énarque on peut comprendre ça, non ?