Travailler plus pour gagner plus ? La forme même des pyramides d'Egypte, nous enseigne que les ouvriers, et ce dès la plus haute antiquité, avaient développé une tendance naturelle à en faire de moins en moins.
Les Etats Unis risquent, un jour, de faire alliance avec l’Iran pour le contrôle des pipe-lines de l’asie centrale.
Ceci est particulièrement important car les USA ne peuvent réguler la croissance de l’Inde et de la Chine que tant qu’ils sont capables de « contrôler » ou « rationner » leur alimentation en matières premières et particulièrement en pétrole.
L’Iran est une clé du contrôle de l’Asie centrale. Et d’autant plus que le point d’appui qu’ils ont au Pakistan avec Musharaf est de plus en plus « branlant » et que la « sécurisation » de l’Afghanistan est fragile. Reste pour les USA à vaincre la détermination d’Israel qui veut faire subir à l’Iran le même sort que l’Irak (normal tant que l’Iran dit qu’il faut raser Israel).
Les premiers signes de ce possible revirement sont déjà visibles. Vous remarquerez que les USA, quand ils veulent mettre ou relâcher la pression sur un pays, ils pondent des « rapports », soit accusateurs (L’irak et l’Iran jusqu’à aujourd’hui) soit plus rassurants(l’Iran aujourd’hui).
La diplomatie Française n’a qu’à lire les rapports pour savoir si l’humeur US (donc le sens du vent) est plutôt à envahir ou pas tel ou tel pays. Y’ a pas à sortir de l’ENA ! Alors quand aujourd’hui les USA se veulent plus rassurants sur l’Iran, Sarko et Kouchner parlent de les mettre sous embargo et de les bombarder. Cherchez l’erreur ! Pas étonnant qu’on passe pour des couillons.
Mais tranquilisez vous, Sarkozy retombe toujours sur ses pattes. Il commence déjà à dire que si l’Iran change de ligne c’est grâce aux menaces qu’il a fait. Si le revirement US est confirmé, je suis prêt à parier qu’on nous présentera cela comme une autre grande victoire de la diplomatie française...
C’est ça le nouveau positivisme français, savoir comment tirer parti d’une chose et de son contraire. Sarkozy est passé maître dans l’art de nous expliquer que c’est la girouette qui tourne et pas le vent et que c’est la queue qui remue le chien. Tant que ça marche...
Le propos n’est pas de mettre Poutine, Deby ou Kadhafi dans « le même sac ». Ils n’ont rien en commun.
Le propos est de s’étonner d’un enchaînement d’évenements récents (amitiés à Deby, félicitations chaleureuses à Poutine et accueil non moins chaleureux de Kadhafi) qui eux ont en commun le fait qu’on puisse les trouver déplacés.
Nous sommes au fond assez d’accord. Pas d’angélisme en affaires, je suis au courant. Allemands, italiens américains, anglais et autres signent plus de contrats que nous avec des pays non démocratiques. Simplement, ils ne leur font pas la danse du ventre et ne mélangent pas diplomatie officielle et conquête commerciale.
Nous même, comme je l’indique avons signé des accords commerciaux avec la Birmanie (Total), l’Iran (Total, Renault) etc. etc. L’Iran ? Relisez ce que j’en dis. Simplement à l’époque, MM Chirac ou Mitterand ne se sentaient pas obligés de prêter ostensiblement leur image et celle de la France à la signature de ces contrats. Ils restaient discrets. Peut être avaient-ils moins ce besoin de reconnaissance, cette propension à se faire mousser en assortissant systématiquement chaque voyage ou visite diplomatique à un montant de contrats en dollars.
A force de résumer notre politique étrangère à un chapelet assez pathétique de montants de contrats supposément signés : Chine 5 milliards... Algérie 3 milliards... Libye 10 milliards... On finit par ne plus savoir du tout... quels sujets de politique internationale, hors pognon, ont été évoqués avec ces pays.
Il n’y a pas de sac. L’article ne vise pas à trier les démocraties et les dictatures, à faire une échelle. Il s’inquiète d’une tendance de notre président à nous faire rouler dans la farine à force de considérer que la « fin justife toujours les moyens ».
Il y a des énergumènes avec qui on ne traite pas parce qu’ils ont prouvé au long d’une longue carrière qu’ils étaient ingérables. Kadhafi (cette semaine c’était Kadhafi qui était en France) et d’autres (on a vu ce que les marques d’amitiés à Idriss Deby et les déclarations fracassantes de NS ont fait pour les 6 membres de l’arche de Zoé).
Vendre son âme au diable c’est déjà difficile à justifier mais quand, en plus, c’est un marché de dupes c’est trop. Voilà tout.
PS Je n’ai jamais dit que Chavez était un dictateur. Mais comme Kadhafi, par ses provocations il a des côtés peu fréquentables pour ses hôtes. Demandez aux espagnols qu’il est venu insulter chez eux (mais qui eux l’ont fait taire). Et puis il avait fait une tentative de coup d’état en 1992, pas Nicolas Sarkozy.
Oui je ferai la même chose pour le président américain.
J’ai répondu ici que même les démocraties, dont les USA, ne respectent pas toujours les droits de l’homme en prenant les exemples de la guerre d’Irak (que je désapprouve) et de Guantanamo.
Mon article ne visait pas a « trier » entre dictatures et démocraties ou établir une échelle. Mais à traiter un cas précis de l’actualité, la façon dont M Kadhafi a été reçu et, au delà, la façon dont N Sarkozy compte l’associer à sa politique étrangère, notamment pour la construction de l’Union Méditérranéenne.
Je m’inquiétais simplement d’une diplomatie de coups (raté en l’occurence) où la fin justifie toujours les moyens. Je veux bien être réaliste, accepter le cynisme des affaires, les durs compromis de la diplomatie, mais certaines limites ne doivent pas être dépassées, surtout quand on a affaire à certains mainipulateurs internationaux devant qui ça NE SERT A RIEN de se prosterner.
Faire une entorse au contrat passé avec les Français, allez à la limite je peux comprendre. Mais pour RIEN, se retrouver comme les dindons de la farce, voilà ce que je dénonce.